L’élection des délégués du FLN a tourné à la bagarre
Des militants de la mouhafedha du FLN à Arzew dans la wilaya d’Oran se sont livrés, mardi, à une rixe rangée lors de l’élection des délégués qui prendront part au 10e congrès du parti prévu les 27, 28 et 29 mai prochains.
…En effet, des militants des kassemates du parti à Arzew, Gdyel, Marsat El Hadjadj, Aïn El Bia, Bethioua et Sidi Benyebka se sont indignés après l’annonce de la liste des délégués qui participeront au 10e congrès du parti. Les contestataires se sont révoltés également contre le responsable de l’organisation et président du comité de transition en charge de l’opération, à savoir l’ancien sénateur Djelloul Brahma.
Pour eux, le vote a été émaillé d’irrégularité et s’est déroulé dans des conditions de non transparence, ajoutant que ni l’instruction du secrétaire général, Amar Saadani ni les consignes du membre du BP, Abdelkader Zehali n’ont été respectées. Pour rappel, celui-ci a assuré récemment dans le cadre des préparatifs du 10e congrès l’installation des comités de transition dans les trois mouhafedhas d’Oran.
Selon nos sources, le vote des délégués s’est déroulé dans un climat tendu, notamment après les accusations de certains militants contre l’apparition des noms de personnes qui n’habitent pas dans la région est de la wilaya, dont certains habitent à Oran et à Bir El Djir. Du coup, la salle où s’est déroulé le vote s’est transformée en véritable ring de boxe, où il y avait un échange de coups de poing, un jet de chaises…
D’autres militants ont interpellé le Sg du FLN à intervenir, lui qui aurait expliqué le mode d’élection des délégués tout en fixant le quota des jeunes, étudiant et femmes…
Force est de souligner que les conflits dans la maison FLN à Oran ont disparu provisoirement, après la restructuration des trois mouhefedhas d’Oran sur lesquelles compte le patron du FLN, avant de refaire surface à l’occasion d’élection des délégués du parti.
Une situation qui renseigne fidèlement de la vive tension qui règne au sein de l’ex-parti unique, en proie à une nouvelle crise qui rappelle celle qui a conduit à l’éviction de Abdelaziz Belkhadem du poste de secrétaire général du parti.