Lellouche : ” Le Maghreb ne peut faire l'impasse sur l'investissement étranger “
Le secrétaire d'État français au Commerce, Pierre Lellouche, a déclaré lundi à Alger que “le Maghreb ne pouvait pas faire l'impasse sur l'investissement étranger” en inaugurant un Forum de partenariat franco-algérien rassemblant près de 700 entreprises.
- Lellouche, venu avec l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin pour ce forum “inédit” de par son ampleur entre les deux pays, a évoqué dans son intervention les révolutions arabes et le rôle de l’Algérie, de l’Europe et de la France sur cette scène jugeant qu’on “ne pouvait plus parler de commerce et de développement sans parler aussi de géopolitique”.
- “Dans un monde arabe en recomposition, l’Algérie est au cœur de l’échiquier du fait de son poids démographique, de son statut de 3e pays producteur de pétrole en Afrique et de 6e producteur mondial de gaz”, a-t-il souligné.
- “L’Algérie a un destin et une responsabilité de puissance régionale”, a-t-il insisté soulignant que la France avait “tout à gagner d’une Algérie forte et pleinement intégrée dans la communauté euro-méditerranéenne”.
- Le forum de deux jours résulte de six mois de négociations sur la coopération économique dirigées par l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin et le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi.
- La part de marché de la France en Algérie tourne autour de 15%, contre 25% il y a 20 ans. Elle reste le premier investisseur étranger hors hydrocarbures et les échanges s’élevaient en 2009 à 9 Mds d’euros.
- L’Algérie est déterminée à sortir de sa dépendance des hydrocarbures qui lui assurent 98% de ses recettes en devises.