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Les Algériens condamnent le génocide en Égypte

الشروق أونلاين
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D.R
Ali Benhadj à l'avant-garde d'une marche à Kouba

Des centaines de personnes ont investi la rue vendredi à Alger pour condamner le carnage perpétré par les putschistes égyptiens contre les manifestants pro-Morsi.

Conduit par l’ex-numéro du FIS dissous, Ali Benhadj, plusiuers fidèles ont organisé une marche à Laprouval à Alger juste après la prière de vendredi pour condamner avec les noms les plus fermes le bain de sang en Egypte, où plusieurs centaines de partisans du premier président élu démocratiquement dans ce pays, destitué par l’armée le 3 juillet dernier.

Les manifestants à Alger ont scandé des pancartes sur lesquelles l’on peut lire: « Il n’y a de Dieu qu’Allah, et Al-Sissi est l’ennemi d’Allah ».

Cependant, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé pour empêcher les marcheurs de se diriger vers l’ambassade d’Egypte en Algérie.   

En barricadant tous les accès menant à la représentation diplomatique égyptienne en Algérie, Ali Benhadj a pris la parole pour dénoncer la réaction des forces de l’ordre en tenant à rassurer que leur action se veut pacifique pour afficher leur soutien aux Egyptiens, selon ses dires, et dit ne pas être descendus dans les rues en faveur des personnes mais plutôt pour soutenir les principes et la légitimité confisquée et le sang qui coule injustement dans ce pays.

Etant déterminés de franchir le cordon des policiers, ces derniers s’étaient mis à l’arrestation des manifestants.

A Ouargla, des dizaines de fidèles ont organisé une marche à leur sortie de la mosquée de « Abi Darri Al Ghafari » pour manifester leur solidarité avec les partisans du président déchu, Mohamed Morsi, qui ont fait l’objet de violentes répressions menées par Abdel-Fattah Al-Sissi.

Dirigée  par des partisans du Mouvement de la société pour la paix (MSP), les manifestant ont tenu à dénoncer par cette action les événements sanglants en Egypte et en scandant des slogans condamnant la violence et le génocide contre les musulmans.

Les fidèles qui se sont rassemblés en grand nombre devant ladite mosquée sont unanimes à  désapprouver les exactions de ce qu’ils appellent « Al-Sissi le sanguinaire » et les putschistes et ont réclamé « El Kissas »  et à soutenir la population opprimée en interpellant le gouvernement algérien à prendre une position par rapport à ce qui se passe en Egypte.

« C’est honteux que des pays occidentaux condamnent le génocide contre les musulmans en Egypte, tandis que nos autorités ne veulent toujours pas sortir de leur mutisme ignominieux », ont-ils ainsi déclaré à Echorouk.   

Plusieurs militants de différents formations politiques ont également dénoncé vendredi les massacres perpétrés par l’armée égyptiennes dans les places de Rabiaâ Al-Adawiaya et Al-Nahda, dont plusieurs n’ont pas pu retenir leurs armes en regardant les cadavres des manifestants brûlés vifs à l’intérieur dans leur tentes.

Les fidèles ont également appelé le gouvernement à rompre ses relations avec le gouvernement actuel en Egypte issu d’un coup d’Etat illégitime et expulser son ambassadeur. En outre, « une prière de l’absence » a été accomplie à la mémoire des centaines de partisans de Morsi tombées à Rabiâa Al-Adawiya et Al Nahda.

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