Les Arouch réclament de l’investissement en Kabylie
Les représentants des Arouch “dialoguistes” ont affirmé lors du Forum d’Echorouk, que le développement local en Kabylie ne se fera qu’en garantissant la sécurité qui permet de ramener les investissements et la réalisation de projets.
- La gendarmerie nationale avait annoncé la couverture de la région de Tizi-Ouzou et de Bejaïa à 70% mais le Mouvement des Arouch soutient qu’il faudrait revoir le déploiement des éléments de la gendarmerie et de la sûreté nationale, selon l’étude faite par les deux parties.
- Aissa Arab a indiqué que le Mouvement désire l’application de la carte sécuritaire signé en 2002 avec le gouvernement, et approuvée par le président de la république, d’autant, dit-il, que la carte en question prend en charge différents aspects alors qu’actuellement le citoyen n’est pas en sécurité.
- La maffia et les bandes de vol organisées gangrènent Tizi-Ouzou et la drogue, la prostitution et l’alcool sont devenus monnaie courante dans la ville, s’inquiète Sadek Yousfi, qui souhaite que le chef de l’Etat consacre à Tizi-Ouzou une visite d’inspection à l’instar des autres wilayas.
- « Nous ne voulons pas “d’investissements dans les bars” », ont répété les invités du forum d’Echorouk. « Nous voulons le retour de la sécurité et la stabilité dont l’absence fait fuir les investisseurs, ajoutent les intervenants en rappelant que l’insécurité était responsable du “déménagement” d’une usine de la société Samsung dans une autre wilaya.
- La région de la Kabylie souffre également d’autres fléaux comme le blanchiment d’argent encouragé par le commerce informel, alors que les conditions sociales ne cessent de se détériorer. Aissa Arab évalue les pertes enregistrées suite aux douloureux évènements des dernières années à près de 200 milliards de dinars. Les personnes affectées attendent toujours la concrétisation des promesses des pouvoirs publics.
- Les représentants des Arouch estiment que la région est marginalisée et critiquent le non respect de la plateforme approuvée le 12 mars 2002. Aissa Arab fait observer que les problèmes sociaux sont à l’origine de l’explosion de la situation un scénario qui risque de se rééditer d’autant que les problèmes sont toujours là, le chômage continue à augmenter et l’investissement qui peut aider la région à pallier certains déficits se fait désirer. Les Arouch réclament leur part dans ce domaine.