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Les craintes sur la santé financière de Chrysler et de General Motors affolent les investisseurs

Les craintes sur la santé financière de Chrysler et de General Motors affolent les investisseurs
Rick Wagoner, le PDG de General Motors.

Le secteur automobile américain semble s'enfoncer un peu plus dans la crise. Jeudi 26 juin, des rumeurs ont circulé sur le dépôt de bilan de Chrysler et sa mise sous la protection de la loi sur les faillites (“chapter eleven”). La veille, l'agence de notation financière, Fitch, avait dégradé la dette de Chrysler et de General Motors (GM), les poussant un peu plus dans la catégorie des “junk bond” (obligations pourries). Elle a aussi menacé Ford de dégrader sa note.

  • De son côté, Goldman Sachs recommande de vendre le titre GM. Selon la banque d’affaires, le constructeur devra faire appel au marché. L’action a perdu plus de 10 % à 11,43 dollars, son plus bas niveau depuis plus de 33 ans.
  • Rick Wagoner, le patron de GM, a imEt Chrysler a catégoriquement démenti la rumeur de faillite, “totalement fausse” et qui “ne reflète pas notre situation financière”, a indiqué un porte-parole.médiatement contredit cette analyse.  Chez Chrysler, on souligne avoir terminé l’année avec 9 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) de liquidités. Le constructeur bénéficie aussi d’une ligne de crédit de deux milliards de dollars apporté par son propriétaire, le fonds Cerberus.
  • La situation n’en est pas moins grave pour autant.Depuis le début de l’année, les ventes de Chrysler se sont effondrées de 23 % . Pour Xavier Mosquet, directeur du Boston Consulting Group à Detroit (Michigan) : “Si Chrysler a besoin de réduire ses capacités de production au-delà des accords signés avec les syndicats, de modifier ses coûts salariaux ou de changer certains contrats avec ses fournisseurs, le “Chapter eleven” peut être une bonne option.”
  • Manifestement, tous les efforts entrepris par les constructeurs américains pour réduire leurs coûts et revoir de fond en comble leur gamme de véhicules, compte tenu de la désaffection des clients pour les gros 4×4, ne suffiront pas compte tenu de la hausse du prix de l’essence. “Les “Big Three” ont de quoi tenir en 2008, au-delà, c’est une vraie question”, dit Peter Hastings, analyste chez Morgan Keegan cité par Bloomberg.
  • Ces craintes se sont propagées sur l’ensemble du secteur en Europe. En France, l’action Peugeot n’a jamais été aussi bas depuis fin 1999. Quant au titre Renault, sa valeur a été divisée de plus de la moitié depuis son plus haut (120,17 euros) en juin 2007.
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