Les desseins russes inquiètent l’Europe
L’Union Européenne s’est élevée lundi contre le projet russe de déployer des missiles à Kaliningrad qui selon elle constitue une démarche négative.
- La commissaire européenne Benita Ferrero-Waldner a estimé que le projet russe, de déploiement des missiles Iskander à Kaliningrad, enclave russe frontalière de pays de l’Union Européenne, “n’était pas un signal positif” pour la sécurité européenne.
- Dans un entretien accordé à un journal russe, Benita Ferrero-Waldner juge la démarche du président russe, Dmitri Medvedev, illogique d’autant plus qu’il propose parallèlement un nouveau système de sécurité européenne au sujet duquel d’ailleurs, l’Europe veut avoir plus de détails.
- Sur ce projet encore imprécis, la commissaire européenne paraît peu convaincue et semble s’interroger sur son utilité puisqu’il existe déjà des mécanismes similaires: l’OSCE et l’Otan.
- L’Europe est pour rappel préoccupée par les intentions russes depuis le 5 novembre dernier, date à laquelle Medvdev déclarait que son pays déploierait des missiles Iskander dans la région de Kaliningrad pour “neutraliser” les éléments du bouclier antimissiles américain qui inclut l’installation d’un radar en République tchèque et d’intercepteurs en Pologne.
- Le président français avait lui-même réagi lors du sommet Russie-UE à Nice en appelant son homologue russe à ne pas exécuter ce qu’il qualifie de menace de déployer des missiles à Kaliningrad. Sarkozy avait invité au dialogue et proposé une rencontre dans le cadre de l’OSCE pour rediscuter de la sécurité en Europe.
- Lorsque l’Europe salue les projets des États-Unis sur son territoire et appréhende vivement ceux de la Russie, elle apparaît encore et plus que jamais l’alliée de l’oncle Sam et parfois même son disciple.