Les élèves investissent la rue pour exprimrer leurs” ras le bol”
Ça grogne au secteur de l’éducation. Rien ne va plus dans ce secteur si sensible. Le torchon brûle à l’éducation. La crise est bien enclenchée dans ce secteur…c’est en effet le moins que l’on puisse dire de la situation de plus en plus grave qui secoue le secteur de l’éducation, notamment le palier secondaire et technique. Après les enseignants qui sont montés au créneau à plusieurs reprises, c’est au tour des élèves qui passeront le baccalauréat cette année de se manifester et d’exprimer leurs désarrois quant à la situation qui a miné leur secteur.
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En effet, les forces de l’ordre ont interdit hier la tenue de plusieurs marches et manifestations des élèves de plusieurs lycées d’Alger, à leur tête les lycées Abane Ramdane de Mouhamadia et le lycée Mohamed Hedjres, toufik Almadani, Zerhouni Mokhtar, El Birouni, et aussi le lycée Rabah Bitat et plusieurss lycée au Guet de Constantine. Ces lycées ont été « encerclés » par la police, mais les élèves ont refusé de regagner leurs classes.
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« Nous suivons des cours sans explications, ni exercices…en physique, nous avons étudié deux unités en une semaine…en plus nous sortons à 17h30, nous n’avons plus de temps de repos, même le samedi on nous demande de venir pour suivre des cours…nous sommes des élèves en prévision du baccalauréat et nous voulons bien comprendre nos leçons, et pas seulement les prendre pour réussir notre examen… », C’est ainsi que les lycéens ont scandé et réclamé hier lors de leurs démonstration de force devant leurs lycées à Alger. Beaucoup de slogans et de simple revendications brandit par ces élèves qui se sont manifesté spontanément dans la rue en tentant d’organiser une marche vers la direction de l’éducation, puis vers la ministère de Benbouzid, mais c’était sans compter sur les matraque des policiers qui les ont empêché d’organiser toute sorte de mouvement de protestation. En effet, la police a encerclé tous les lycées « suspectés », mais les élèves ne se sont pas fait aller et ils ont refusé catégoriquement de renoncer à leur mot d’ordre de se manifester et d’exprimer leur colère.
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Les revendications des élèves sont effectivement simples, mais si légitimes. Ils contestent en effet la manière dont ils reçoivent leurs leçons. Ils disent que les enseignants s’empressent de finir la leçon sans prendre compte leurs assimilations. A titre d’exemple, en physique et en maths, en une semaine, les élèves ont pris plus de 10 leçons sans avoir recours aux exercices et leurs solutions. Ils affirment que les enseignants refusent d’accomplir leurs taches convenablement, et même les explications.
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Cependant, les reproches des élèves n’ont pas laissé indifférents leurs enseignants. Et pour cause, ces derniers ont justifié « cette défaillance » par les commissions chargées du suivie et de l’étude des leçons, notamment pour les élève du Baccalauréat, en évoquant même des sanctions à l’encontre des enseignants. Dans ce registre, le ministère de l’éducation a donné des directives de lancer des commissions du suivie et d’évaluations des programmes assurée par les enseignant, et faute de quoi, des sanctions seront appliqué sur les enseignants.