Les exigences d’Al Qaida à la France : 7 millions d’euros et la levée de l’interdiction du port du hidjab
L’histoire de la levée de la loi sur l’interdiction de la burqa pouvait prêter à rire s’il n’y avait pas des vies humaines en jeu, car de mémoire d’homme, on n’a jamais entendu d’un rapt opéré pour faire dégommer une loi, en proposer une autre, musulmane, et ce dans un pays laique.
- AQMI est-elle en train de menr la France en bateau ? Ou fait-elle tout pour gagner le temps, éprouver Paris et faire en sorte d’être maitre du jeu ? En tout cas, à la lecture des rumeurs –encore à vérifier- que l’organisation aurait demandé la libération de plusieurs de ses membres emprisonnés et sept millions d’euros en échange de la libération des sept otages enlevés au Niger, on ne peut que rester perplexe. D’autant plus que ces rumeurs sont assorties d’une autre information, plus grave, car portant sur la maladie de l’otage Françoise Larribe, la seule femme du groupe kidnappé, et dont l’état de santé est très grave et requiert en urgence des soins appropriés.
- L’histoire de la levée de la loi sur l’interdiction de la burqa pouvait prêter à rire s’il n’y avait pas des vies humaines en jeu, car de mémoire d’homme, on n’a jamais entendu d’un rapt opéré pour faire dégommer une loi, en proposer une autre, musulmane, et ce dans un pays laique
- Selon la chaîne de télévision Al Arabiya, les responsables de l’enlèvement de sept personnes au Niger, dont cinq Français, demandaient l’abrogation de la loi sur le voile islamique, la libération de plusieurs activistes ainsi qu’un million d’euros par otage. Aucune source crédible n’est citée, et on commence à douter de la véracité des exigences.
- Le Quai d’Orsay a refusé de confirmer. «Nous ne commentons pas les nombreuses rumeurs qui surgissent depuis l’enlèvement et dont la plupart sont absurdes ou infondées», a déclaré Christine Fages, porte-parole adjointe du Quai d’Orsay, sans répondre à la question de savoir si des exigences étaient ou non parvenues à la France.
- Ces revendications interviendraient juste au moment où le sort de Françoise Larribe commence à susciter l’inquiétude. La seule femme otage souffrirait en effet d’un cancer et aurait besoin de traitements médicaux réguliers. «L’otage française est malade et ne peut plus rester longtemps sans soins», avait ainsi déclaré dimanche soir un intermédiaire nigérien après avoir rencontré les ravisseurs dans le désert malien. Le Quai d’Orsay n’a pas souhaité commenter non plus cette information. «Comme vous le savez, la discrétion est une condition indispensable à l’efficacité de notre action», a seulement affirmé Christine Fages.