Les gouvernants algériens pires que des Smicards !
Les hauts responsables algériens sont ils donc réellement des cas sociaux ?
- Au delà du « j’Accuse » lancé par la moudjahida Djamila Bouhired qui déplore la précarité qu’elle vit tout comme beaucoup d’autres algériens, c’est le procès de toute l’Algérie qui est tenu. Mais, bien au delà de ces plaintes, l’on est contraint de s’interroger sur les déclarations des anciens dirigeants algériens qui ont eu à se succéder et qui se relient pour « annoncer » publiquement et toute honte bue leur « catastrophique » situation. Le salaire et autres émoluments perçus ne subviennent-ils plus à leur statut de VIP ? Le citoyen lambda est médusé en apprenant par la bouche de ses hauts cadres de l’Etat la misère dans laquelle se trouveraient-ils. Bien sur, celui-ci (le citoyen) est loin d’être dupe mais préfère se réjouir de ce comble de l’irisée en le tournant à la parodie. L’Algérie serait-elle aussi ingrate que ça au point de mépriser ses propres enfants ? Nos gouvernants sont- ils aussi si mal logés, mal payés, et vivant une misère tout autant que le simple algérien ? A en juger par les déclarations des uns et des autres, il y a lieu de croire que oui ! Si l’ancien président de la république, Chadli Bendjedid, vit à Oran « hébergé par sa belle famille » et non pas dans une résidence d’Etat comme on s’est plu à le raconter mais dans une modeste habitation appartenant à la famille de sa femme, que le général-major Khaled Nezzar vit aussi le même problème de logement que tous les algériens, puisque dans ses mémoires, il déclare que « ses fils connaissent une telle crise » et que Ahmed Mahsas qui « habite un simple logement situé au 4eme étage souhaite, à peine, bénéficier d’une permutation au 1er étage vu son état de santé », que Abdelhamid Mehri , qui a des problèmes de vue, est contraint de demander au SG du FLN, Abdelaziz Belkhadem, alors chef du gouvernement de « lui octroyer une voiture avec chauffeur » , que le chef des corps d’Armée, le General Mohamed Lamari éprouve des problèmes de ménage car « touchant à peine 9 millions de centimes » et que dans sa déclaration de patrimoine l’ancien ministre des moudjahidine Saïd Abadou affirme n’avoir qu’ « une parcelle de terrain » omettant de rappeler les 7000 palmiers plantés et que l’ex chef du gouvernement Mouloud Hamrouche déclare être en possession d’ « un vieux tacot, datant de 1992 » et que Sid Ali Lebib, ancien DG des Douanes, par deux fois député et ministre n’arrive plus à joindre les deux bouts avec « son salaire qui ne lui permet guère de voyager ». De cette liste exhaustive, seuls Autant d’exemples qui donnent matière à méditation sur le devenir de nos gouvernants une fois revenus à la vie civile et sur « l’indifférence » de l’Etat qui « oublie » ses fideles serviteurs et leur tourne le dos. Le cas de Djamila Bouhired n’a rien de similaire à tous ces cas de figure de « cas sociaux » si ce n’est son coté de « crime de lèse majesté » et de manque de considération envers une icône de la révolution algérienne. Il reflète la situation de deux classes algériennes, ceux ayant servis le pays pour ensuite être « omis » et ceux l’ayant dirigé tellement longtemps comme un bien propre au point qu’ils n’arrivent plus à réaliser qu’ils doivent s’assumer, matériellement parlant. Leur voracité n’a d’exemple que chez un boulimique. Pendant ce temps, des dizaines de milliers d’algériens vivent un chômage galopant, d’une misère criarde faite de sans abris, de malades en quête de soins en Algérie, d’orphelins et laissés pour compte qui se contentent d’aide étatique ou d’une hausse de SMIG.