Les habitants des bidonvilles boycotteraient les élections législatives
Les habitants de plusieurs bidonvilles d’Alger ont décidé de boycotter les prochaines élections législatives à cause de ce qu’ils qualifient de « scandale de la neige ».
Selon eux, les intempéries qu’ont connues plusieurs régions du pays ces derniers jours ont emporté leurs quartiers et détruit leurs maisons. Les habitants des ces bidonvilles sont devenus des sans domicile fixe (SDF) du jour au lendemain. Certaines familles ont affirmé à Echorouk qu’elles n’ont reçu aucune aide de la part des autorités. En revanche, ils affirment avoir reçu des SMS les exhortant à aller voter lors des prochaines élections législatives prévues en mois de mai. Par ailleurs, ces familles nous ont indiqué qu’elles ne connaissent pas le wali délégué ni le président de l’Assemblée populaire communale et qu’elles ne les voient que durant les campagnes électorales.
Echorouk a été témoin d’érosions qui ont provoqué la destruction de certaines maisons précaires qui ne disposent ni d’eau, ni d’électricité et gaz. Les familles habitant dans ces « maisons » ne dorment pas la nuit de peur que les toits de fortune de leurs maisons ne s’effondrent sur leurs têtes en pleine nuit. Presque la moitié des 120 maisons du bidonville situé dans la commune d’Oued Koriche ont été emportées par les érosions et les chutes de neige de ces derniers jours. La moitié restante de ce bidonville attend son tour. Alors que les familles sont exposées à tous les dangers, les autorités locales ne bougent pas le petit doigt pour venir en aide à ces familles qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Les familles dont les maisons ont été detruites par la neige et les érosions sont devenues du jour au lendemain des SDF, en cette période de froid glacial, neige et pluie. Les habitants de ce bidonville situé dans une région accidentée, les habitants du bidonville d’El Harrach et ceux du bidonville de Bach Djerrah ont décidé de boycotter les prochaines élections législatives. Pour eux, le boycottage des élections est une manière d’attirer l’attention des responsables à leurs conditions de vie très difficile. « Nous nous considérons comme des citoyens de deuxième zone et des oubliés, par conséquent nous allons boycotter les prochaines élections législatives », ont affirmé à Echorouk ces habitants.