Les maires réclament un salaire mensuel de 300 000 DA
Les maires réclament des salaires mensuels entre 22 et 30 millions de centimes.Ceci varie entre une commune à une autre selon, bien sûr, selon le nombre d’habitants qui y résident.
Ils exigent également le droit à des salaires qui doivent s’adapter avec ceux des députés ainsi que le droit à se porter candidat aux élections législatives et additionner leur mandat de maire à celui de député au Parlement, comme c’est le cas dans certains pays.
Les présidents des APC des différentes wilayas du pays qui sont affiliés à des diverses formations politiques ont remis une plateforme de propositions qui contient trois points principaux au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales après avoir remis une copie à la présidence de la République. Ces points que leur a déjà promis l’ex-ministre de l’Intérieur Zerhouni de les prendre en charge lors des cessions de formations au profit de l’ensemble des maires en 2008.
A l’appel du Département d’Ould Kablia aux maires de remettre leurs propositions sur leur statut particulier de l’élu local, le forum des P/APC a remis une plateforme de 3 propositions. La 1e concerne le droit de l’élu local qui assure la mission de l’APC à se porter candidat au poste de député parlementaire en assurant, en parallèle, les affaires de sa mairie. Dans ce cas, le maire a droit à un seul salaire pendant son mandat à choisir le mieux rémunéré et le mieux compatible.
Il convient de souligner que cette option est en vigueur dans des pays avancés à l’instar de ceux du vieux continent et même au Maroc .
Au deuxième, ils exigent une immunité juridique qui les protège de l’administration en accomplissant leurs missions. Cette immunité sera restituée en cas de non compatibilité des résultats des travaux avec les prévisions et leurs engagements dans la réalisation où en cas d’inculpation pour une corruption, de dilapidation des deniers publics ou d’exploiter leurs prérogatives à des fins jugées illégales par la loi.
Leur troisième consiste sur leurs rémunérations qui doivent être en harmonie avec les missions qui les incombent, selon eux. Ce qui leur permettra de toucher le même salaire que celui des députés qui leur profite d’éviter de se confronter aux problèmes quotidiens des citoyens, de leurs manifestations et de la colère populaire.
Les présidents d’APC réclament donc leurs rémunérations sous forme de salaire mensuel de l’ordre de 200 000 DA sans tenir compte au nombre de citoyens qui habitent dans la commune en question et une prime de rendement qui varie selon la densité de population.
Dans leur plateforme de revendications figurent également le droit les élus locaux qui assistent le maire dans sa mission à des salaires qui s’adaptent avec la nature des missions qu’accomplissent qui varient entre 80 000 DA de salaire de base au profit d’adjoint de maire et une prime de rendement entre 10 000 et 50 000 DA qui dépendent de la densité de la population. Pour le délégué du président d’APC, ils réclament un salaire de base de l’ordre de 60 000 DA et une prime de rendement entre 10 000 et 50 000 DA. Ils réclament également un salaire de 30 000 DA au profit des élus locaux et une prime de rendement entre 5 000 et 25 000 DA.