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Les mécanismes de travail de la commission nationale d’observation des croissants

الشروق أونلاين
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Les mécanismes de travail de la commission nationale d’observation des croissants

Le premier jour de l’aïd El Fitr, ce sera jeudi, 9 septembre, ou vendredi 10 septembre. Observerons-nous ce soir le croissant lunaire pour rompre le jeûne demain, ou alors continuerons-nous Ramadhan demain? L’observation du croissant annonçant le début de Chaoual se fait-elle à l’œil nu (vision-type), ou suit-elle des calculs astronomiques? Qui sont ces algériens chargés de surveiller l’apparition du croissant de Ramadhan et du croissant de l’aïd? Comment se fait la coordination à travers le territoire du pays?… Autant de questions que se posent souvent les algériens, et pour tenter d’y répondre, nous nous sommes rapprochés des parties concernées par l’observation du croissant lunaire.

  • Ce soir, les musulmans de par le monde auront les yeux tournés vers le ciel pour observer l’apparition du croissant lunaire et savoir si Ramadhan se termine ou se poursuivra encore un jour. Si l’appellation de la nuit du doute diffère et que le moment d’observation du croissant change d’un pays à un autre, cette observation demeure un rendez-vous islamique et une veillée de joie, et la réunion des ulémas et cheikhs de la commission des croissants lunaires relevant du ministère des affaires religieuses, en reste l’un de ses symboles.
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  • La mission d’observation des croissants en Algérie incombe à la commission nationale d’observation des croissants lunaires relevant du ministère des affaires religieuses et des waqf, sous la supervision directe du premier responsable du secteur Bouabdellah Ghoulemallah. Elle comprend principalement une commission centrale qui se réunit au siège du ministère “la nuit du doute”, et qui à son tour se compose de cheikhs et ulémas algériens, dont Cheikh Abderrahmane El Djilali, Cheikh Tahar Ait Aldjat, El Mufti Mahmoud Bouzidi, Cheikh Mohammed Belkbir représentant des Ibadites et le directeur du Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique Abdelkrim Yellès.
  • La commission nationale d’observation des croissants lunaires prend préalablement l’avis des astronomes et consulte un rapport détaillé préparé par le CRAAG sur la position astronomique de la lune et du soleil cette nuit, et la possibilité de voir le croissant lunaire selon des calculs scientifiques.
  • Le président de l’association des ulémas musulmans algériens, Cheikh Chibane, a indiqué qu’il est impossible d’observer le croissant si les calculs astronomiques attestent cette impossibilité parce que la lune se couche avant le soleil, ou pour d’autres raisons scientifiques bien précises. Ceci explique la nécessité que l’apparition du croissant concorde avec les calculs astronomiques élaborés par le CRAAG. Cheikh Chibane ajoute que si les rapports scientifiques prévoient la possibilité de l’observation, l’observation se fait alors à l’œil-nu. Si la vision du croissant est attestée par les commissions d’observation des croissants lunaires, toutes les données concordent, et le croissant de Ramadhan est observé. Si à l’œil-nu, le croissant de Ramadhan n’est pas visible, et même si le croissant doit scientifiquement apparaitre selon le CRAAG,  on ne parle pas de visibilité du croissant de Ramadhan, car l’observation à l’œil-nu est une condition de la charia sur laquelle se base la commission nationale d’observation des croissants lunaires.
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