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Les médecins internes crient à la hogra!

الشروق أونلاين
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D.R

Des milliers d’étudiants en médecine ont défilé, dimanche, dans les différents centres hospitalo-universitaires du pays pour dénoncer leurs conditions professionnelles et l’absence d’un cadre juridique garantissant les droits des médecins internes.

La mort de deux médecins internes travaillant à l’hôpital de Sétif dans un accident de circulation a été la goutte qui a fait déborder le vase. Les internes en médecine semblent plus que jamais déterminés d’aller jusqu’au bout de leur revendication, notamment la régularisation de leur situation.

Des dizaines d’étudiants ont, en effet, battu le pavé dans l’enceinte du CHU Mustapha Pacha à Alger et crié « Non à la hogra et la marginalisation », « Nous réclamons le statut particulier du médecin interne ». Le représentant des étudiants en médecine a déclaré à Echorouk avoir remis une liste de revendications au doyen de la faculté de médecine et à l’administration dudit hôpital, dont la promulgation d’une loi garantissant leur protection lors d’accomplissement de leurs missions dans le cadre des stages qu’ils effectuent en 7e année. Idem pour les internes de Blida qui ont réitéré les mêmes revendications.

Des dizaines de blouses blanches ont marché de l’Université jusqu’au CHU d’Oran pour exiger de mettre fin à l’esclavagisme sous la couverture des stages qui leurs sont imposés.

La représentante des médecins internes, Hanane a affirmé à Echorouk qu’une liste de revendications a été remise à l’administration de ladite structure hospitalière ainsi qu’au doyen de la faculté de médecine afin de mettre en place les meilleures conditions de travail, d’avoir accès à leurs droits spoliés, à savoir la restauration, le transport…

L’interlocutrice a ajouté qu’un délai d’une semaine a été accordé aux autorités concernées pour la prise en charge de leurs revendications, faute de quoi ils vont déclencher une grève illimitée et paralyser tous les hôpitaux.

Des dizaines de médecins internes ont observé un sit-in de contestation devant le CHU de Béjaïa, suivi d’une marche jusqu’au siège de la wilaya, et ce pour manifester leur solidarité avec leurs deux collègues décédés dans un accident de circulation.

Les manifestants ont soulevé  des pancartes sur lesquelles est écrit « Médecins internes en deuil » et réclamé l’ouverture d’une enquête, des indemnisations aux familles des victimes ainsi que la révision de leur statut particulier.

Dans la wilaya de Sétif, des centaines d’étudiants de médecine et médecins internes de l’hôpital Saadna Abdennour ont organisé une marche pacifique. « Nous sommes tous Hafida et Nabil », « Le médecin, victime de la marginalisation et de la hogra », ont-ils scandé.

Le chef de cabinet du wali de Sétif, Mohamed Dahri a reçu des représentants des étudiants et des médecins, écouté leurs préoccupations et promis de les transmettre aussi bien au wali de Sétif qu’au ministre de la Santé.  

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