Les muftis d'al-Azhar et el-Qods : « Pour les contestations contre le film anti-islam »
Un nombre de savants et oulémas ayant pris part hier à la 20ème conférence internationale du fiqh (jurisprudence) musulman, organisée pour la première en Algérie (Oran) ont condamné le film américain portant atteinte à la réputation du prophète Mohammed (QSSSL) qui a suscité de vives indignations chez la population musulmane en l’occurrence.
Ali Jumâa, le mufti d’ al-Azhar en Égypte, a dit qu’il n’y a derrière ce film montrant une mauvaise image du Prophète (QSSSL) que des personnes qui manifestent leur haine à la religion musulmane et au prophète Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui), et que le monde pourra dépasser ces futilités.
Docteur Ali Jumâa a indiqué que al-Azhar ne doit pas baisser les bras face à ces actes, qui a d’ailleurs rendu public un communiqué dans lequel il a dénoncé ce film anti-islam et devra même poursuivre en justice la société productrice du film.
De son côté, le mufti d’el-Qods, docteur Akrama Sabri, a déclaré à Echorouk, au sujet des contestations ayant éclaté dans de nombreux pays musulmans, que malgré des campagnes par lesquelles certains veulent ternir l’image et la conduite du Prophète, ne parviendront jamais à affecter le statut et la place du meilleure des Créatures chez les musulmans.
D’ailleurs, affirme docteur Akrama Sabri, ces campagnes répétitives anti-islam et anti-Mohamed (QSSSL) étaient la raison ayant conduit de nombreux Américains et Européens à embrasser l’Islam.
Répondant à une question de Echorouk sur la question palestinienne, le mufti d’el-Qods a dit « la communauté arabe et musulmane doit réclamer les droits des Palestiniens qu’il y ait une convergence entre Fatah et Hamas ou non ».
Pour sa part le savant iranien, Mohamed Barizda Al Fersani, s’est montré pour les vives contestations ayant suivi la diffusion du film américain, par lequel le réalisateur du film tente de ternir l’image du prophète Mohamed (QSSSL).
Le savant iranien a expliqué que des rôles ont été donnés à certains acteurs pour jouer le rôle des Compagnons du Prophète dans le cinéma iranien, mais pas le rôle du prophète Mohamed (QSSSL).
Ce genre de travaux cinématographique ont une tendance baissière ces derniers temps, dans le but de ne pas irriter les sentiments des musulmans, a ajouté l’interlocuteur.
L’organisation de cette 20e édition du fiqh islamique à Oran, a pour objectif de rapprocher les courants islamiques les uns des autres et rapprocher la Sunna du chia afin de sortir d’une référence convergente pour les différenciations existantes au sein de la communauté musulmane.