Les objectifs de la réconciliation atteints à 90%, mais…
Le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme, Farouk Ksentini, a affirmé que la réconciliation nationale a réalisé 90% de ses objectifs et exigé une contribution efficace de l’administration pour parachever ce projet.
- Le projet de réconciliation nationale fonctionne comme prévu initialement et il ne reste que peu d’efforts à fournir pour arriver à son terme, a déclaré Ksentini hier à Echorouk. Le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme a toutefois reconnu l’existence de difficultés dans l’application du projet de réconciliation, des difficultés qu’il juge “naturelles” au regard de la sensibilité et la complexité du dossier.
- S’arrêtant sur ces difficultés, Ksentini explique que, par exemple, certains terroristes ont accepté de se rendre mais leur retour n’a pas été facile en raison du traitement de leurs requêtes par l’administration. Certains “futurs repentis”, prêts à déposer les armes, se sont même rétractés.
- Farouk Ksentini insiste alors sur le rôle de l’administration dans cette démarche et sur la nécessité de prendre en charge les repentis conformément à la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ainsi, l’engagement de l’Etat sera respecté, ajoute-t-il.
- Le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme remarque par ailleurs que la réconciliation nationale a besoin de dispositions complémentaires qui accompagnent les efforts des différents corps de sécurité chargés de la lutte antiterroriste. Il considère que le processus de réconciliation doit forcément s’achever par une amnistie générale, qui demeure incontournable, soutient-il.