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Les opposants à Saâdani saisissent la justice !

الشروق أونلاين
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D.R
Amar Saadani, secrétaire général du FLN

Les opposants à Amar Saâdani ont décidé de saisir la justice pour annuler l’autorisation de la tenue du 10e congrès du parti d’une part, et demandé une autorisation de convoquer une réunion du Comité central du parti, d’une autre.

Vu le climat tendu qui règne au sein de la formation politique du FLN, semble que le parti est plongé dans une crise identique à celle vécue à la veille de la présidentielle de 2004, où deux fronts se disputaient le fauteuil de El Mouradia: un camp a choisi de soutenir Bouteflika pour briguer un 2e mandat, et un autre a opté pour prêter main-forte à l’ancien secrétaire général du parti, Ali Benflis pour remporter les élections. En pleine crise, les opposants à Saâdani, soutenus par certaines parties connues de tous, ont remis en cause la légitimité du 8e congrès du parti ayant vu Benflis installé à la tête du secrétariat général du parti. Du coup, un mouvement de redressement a vu le jour, avec comme chef de file, Abdelaziz Belkhadem, qui succèdera quelque temps plus tard à Benflis.   

Un membre du CC a indiqué à Echorouk que la violation par Amar Saâdani des lois régissant le parti a poussé les membres du comité qui refusent la direction actuelle, du fait qu’elle n’a aucune légitimité, à porter plainte devant le tribunal administration en vue d’annulation de l’autorisation de la tenue du 10e congrès du parti fin de ce mois en cours à la Coupole (Alger). Notre interlocuteur n’écarte pas l’hypothèse de saisir le conseil d’Etat, si aucune décision n’est prise par le tribunal administratif.  

Comme la haute instance du parti (Comité central) habilitée de se prononcer ne s’est pas réunie, trois de ses membres ont effectivement demandé une autorisation pour convoquer une réunion extraordinaire du comité  pour préparer le congrès.

Pour rappel, les détracteurs de Saâdani ont entrepris une démarche similaire auprès du conseil d’Etat, il y a des mois, sans autant pouvoir obtenir gain de cause bien que la plus haute juridiction administrative du pays s’est prononcée en faveur de l’annulation de l’autorisation délivrée par le tribunal administratif.  

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