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Les opposants à Saâdani se préparent à créer un nouveau parti !

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Abdelkrim Abada, membre du Mouvement de redressement du FLN

Les opposants à Amar Saâdani ont annoncé la poursuite de leur action politique à travers la création d’une nouvelle formation politique « FLN bis ».

Les figures de l’opposition au sein du FLN se sont réunies, dimanche, à El Biar pour prendre une décision à l’unanimité vis-à-vis du 10e congrès du parti qu’ils jugent illégitime. La réunion sera poursuivie d’une série de rencontres pour décider des démarches à entreprendre à l’avenir en vue de « récupérer le parti », en commençant par l’introduction d’un recours pour remettre en cause la légitimité et les résultats du congrès ainsi que par la création d’un nouveau parti politique qui tirera son origine des principes fondateurs du parti.

Le chef de file des frondeurs, Abdelkrim Abada a déclaré à Echorouk que les opposants sont en train de recueillir les données sur les travaux du 10e congrès qu’il qualifie de « carnaval », et ce dans le but de se mettre d’accord sur une feuille de route à mettre en place pour coordonner les efforts des opposants au congrès et à ses résultats, ainsi que pour décider des actions à entreprendre sur le terrain pour sauver leur famille politique de l’illégitimité.

C’est ce qu’a confirmé de son côté, Salah Goudjil qui a expliqué que les cadres opposants à la direction actuelle prendront très prochainement une décision unanime.

Notre interlocuteur ajoute que les membres du mouvement de redressement vont saisir la justice pour faire annuler les résultats du congrès, continuer le combat avec tous les moyens de bord afin que la légitimité soit récupérée.

Pour lui, une fois toutes les voies épuisées et que l’idée que «nous œuvrons  à fonder un nouveau parti politique qui reprendra les idéaux du FLN authentique».

Selon lui, l’objectif phare du projet de la nouvelle formation, c’est d’accueillir l’ensemble des cadres et militants politiques qui ne croient pas à la ligne politique du FLN ainsi qu’à ses principes tirés du Manifeste du 1er Novembre.  

Les redresseurs accusent la direction actuelle d’implication dans une manœuvre visant à affaiblir le parti, à travers notamment la désignation des ministres du gouvernement Sellal comme membres du comité central, face à la fortification du RND, après notamment le retour de Ahmed Ouyahia aux commandes du parti pour devenir ainsi la première puissance politique du pays, selon l’ancien président de l’APN, Abdelaziz Ziari.

Pour Abada, les membres du parti ayant la majorité sont nommés à la tête des instances et institutions gouvernementales et les ministères, mais en Algérie c’est le contraire qui s’est produit où le staff du gouvernement a rallié le FLN, ce qu’il considère comme étant une preuve patente que le « FLN est égaré et manque des hommes au point qu’il en importe du gouvernement pour donner l’impression à l’opinion publique que le parti ait la majorité au gouvernement ».   

Dans sa déclaration à TSA, Abdelaziz Ziari estime que l’adhésion des fonctionnaires – ministres – au CC a pour objectif de donner soi-disant  l’impression à l’opinion publique qu’il existe un gouvernement à majorité partisane, ajoutant que le pouvoir en place « attribue, aux partis politiques, le rôle de comité de soutien ».  

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