Les oueds endormis menacent de noyer des milliers d’algériens
Les pouvoirs publics ont recensé plus de 100 mille habitations érigées en zones sujettes aux inondations, près des oueds et en aval des barrages. Tébessa vient en tête des wilayas les plus exposées avec plus de 17 mille bâtisses, suivie de la wilaya de Batna avec plus de 16 mille bâtisses, la capitale en 3ème position avec plus de 14 mille constructions, puis Tizi-Ouzou avec plus de 9 mille constructions en zones à risques.
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Une carte nationale répertorie l’ensemble des zones pouvant être affectées par des inondations. De nombreuses constructions sont menacées du fait qu’elles aient été érigées près de cours d’eau, en aval de barrages ou carrément sur les lits asséchés des oueds.
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Les wilayas les plus exposées sont traversées par plusieurs oueds et les dispositifs mis en place pour empêcher les crues peuvent ne pas fonctionner, comme le prouve la grande inondation qui a eu lieu l’année passée dans la wilaya de Batna.
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Une carte topographique dévoile le danger qui plane sur la capitale
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Une carte topographique réalisée après les inondations du 10 novembre 2001 à Bab El-Oued fait ressortir que des dizaines d’oueds endormis à Alger pourrait se réveiller et engendrer une réelle catastrophe comme celle vécue à Bab El-Oued. L’étude révèle que la capitale est traversée par au moins neuf oueds, la plupart situés au centre d’Alger; à proximité de Chéraga, Dély Brahim, Les Anassers et El-Hamiz. L’eau coulait abondamment dans ces oueds il y a de cela deux siècles, tels Oued Kniss qui traverse les communes de Hydra et Birmouradreis à l’endroit où les plus importantes administrations ont été construites. A Chéraga, oued Vidal s’est transformé en localité après que de luxueuses villas y aient été érigées comme Dar Diaf, alors que oued Bouchbouk, théâtre d’une bataille historique en 1831, accueille de nombreuses constructions ainsi qu’une partie du grand projet Dounia Park.
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La même situation est établie dans les communes de Baraki, Sahaoula, Souidania, Mahelma et Douèra où de grandes villes ont été bâties sans une étude préalable.
- S’agissant de Bab El-Oued, la menace pourrait disparaitre d’ici à une année avec l’achèvement du projet du grand collecteur des eaux pluviales qui proviennent notamment des hauteurs de Bouzaréah et Beau-Fraisier.