Les oulémas: les affairistes attisent le feu de la sédition par la drogue à Ghardaïa
La délégation constituée par l’Association Algérienne des Oulémas Musulmans, conduite par cheikh Mohamed Mekerkab, a achevé hier, ses réunions consultatives avec les notables de la région de Ghardaia, dans le but de réconcilier les frères Ibadites et malékites et éviter toutes les formes de violence et de conflits, et à arrêter «les surenchères politiques”.
Abderrazak Guessoum a souligné dans une déclaration au quotidien Echourouk que, la délégation de l’Assemblée, a rencontré les représentants des « frères ennemis», Ibadites et malékites. A travers ces contacts directs, les membres de la délégation ont pu connaitre leurs préoccupations et leurs points de vue. Après les deux réunions, la délégation est sortie par des recommandations nécessaires pour surmonter le conflit et régler le différend. En réponse à une question sur la possibilité d’existence d’un différent religieux, Guessoum, a déclaré que s’il y avait un différent religieux, ça sera très facile à le cerner. Sachant que les frères ibadites et Malékites ont coexisté durant des centaines d’années dans l’harmonie et la paix. Il n’y a pas de problème entre les deux doctrines, a t-il dit, ajoutant q qu’il ya un facteur social, économique et culturel. Ainsi l’ingérence du politique pour exploiter ce genre de situations. Sur la question de la propagation du phénomène de la toxicomanie, notre interlocuteur a déclaré que «Nous devons éduquer et immuniser les jeunes et leur faire prendre conscience des dangers de la lésion. Selon le témoignage des parents rencontrés au quartier de Beni Marzouk, lié au vieux quartier, où, se sont déclenchés les événements, ces derniers ont souligné qu’ils ont alerté les imams sur la propagation de la drogue, en ajoutant, qu’il n’ ya pas de différents religieux et nous avons toute la liberté. Quant à la profondeur du différent est la corruption en raison de la drogue et la complicité de certains responsables. Les habitants de Ghardaïa s’opposent à toute initiative au nom du gouvernement et ont considéré l’intervention du Premier ministre, Abdelmalek Sellal , comme une provocation.