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Les pays occidentaux et la Russie ont livré des armes aux régimes répressifs arabes

الشروق أونلاين
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Les États-Unis, la Russie et des pays européens ont vendu des armes à plusieurs pays arabes avant les soulèvements qui les ont affectés cette année, en sachant qu'elle risquaient d'être utilisées contre les opposants, indique Amnesty International dans un rapport publié mercredi.

 

“Nos recherches ont mis en évidence l’échec total des mesures de contrôle  existantes concernant les exportations d’armes, ainsi que la nécessité d’un  traité sur le commerce des armes prenant pleinement en compte le besoin de  respecter les droits humains”, a déclaré Helen Hughes, spécialiste du commerce  des armes, dans un communiqué de l’ONG basée à Londres.

“Les gouvernements professant actuellement leur solidarité avec la  population de ces pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont les mêmes que  ceux qui, jusqu’à récemment, fournissaient les armes, les munitions et autres  équipements militaires et de police utilisés pour tuer, blesser et soumettre à  des arrestations arbitraires des milliers de manifestants pacifiques dans des  États tels que la Tunisie et l’Égypte”, souligne la chercheuse.

Ces mêmes équipements “sont actuellement encore employés par les forces de  sécurité en Syrie et au Yémen”, ajoute-t-elle.

L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, les États-Unis, la  France, l’Italie, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Russie sont les  principaux pays fournisseurs cités dans ce rapport, qui se concentre sur les  livraisons d’armes depuis 2005 vers le Yémen, la Syrie, la Libye, l’Egypte et  Bahreïn.

Selon Amnesty, la Russie est le principal fournisseur d’armes de la Syrie,  pays vers lequel l’Inde a autorisé la livraison de véhicules blindés, tandis  que la France lui a vendu des munitions entre 2005 et 2009.

L’ONG indique aussi que 10 pays, dont l’Espagne, ont livré des armes au  régime de Mouammar Kadhafi depuis 2005. Or pendant le conflit, les forces  pro-Kadhafi ont commis des crimes de guerre et des violations susceptibles de  constituer des crimes contre l’humanité, rappelle le rapport.

L’ONG indique que des bombes à sous-munitions et des projectiles de mortier  MAT-120 de fabrication espagnole, livrés avant que l’Espagne ne signe la  Convention des Nations unies prohibant ces équipements, ont été retrouvés à  Misrata.

 Au moins 20 États ont vendu et fourni des armes légères et des équipements  policiers à l’Égypte, les États-Unis en tête, indique encore le rapport, qui  doit être présenté jeudi aux Nations unies à New York. 

 

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