Les pirates somaliens donnent du fil à retordre à l’OTAN
L’OTAN réfléchit à la façon la plus appropriée pour lutter contre la piraterie en Somalie après la fin de sa mission le mois prochain. Le phénomène de détournement de bateaux dans la région est en augmentation et n’est pas sans retombées.
- Le porte-parole de l’OTAN, James Appathurai a annoncé que l’Alliance pourrait établir des plans à long terme afin de contrecarrer la piraterie au large des côtes somaliennes. L’opération anti-pirate lancée à la fin du mois d’octobre dernier doit s’achever à la mi-décembre.
- Des navires de guerre d’Italie, de la Grèce, de la Grande-Bretagne et de Turquie sont en effet déployés dans cette zone, où les pirates sont maîtres des lieux, avec pour mission de combattre les actes commis par des flibustiers des temps modernes somaliens. Pour rappel, depuis le début de cette année 92 bateaux étrangers ont été attaqués par des pirates somaliens, soit une augmentation de 60% par rapport à l’an passé.
- Par conséquent, et après l’attaque du superpétrolier Saoudien, l’un des plus grands au monde, l’OTAN compte revoir sa mission à plus long terme, selon James Appathurai, et éventuellement fournir une aide complémentaire à l’opération Eunavfor Atalanta lancée par l’UE le 10 novembre passé. Cette mission qui mobilisera, au mois de décembre, 7 navires de guerre, appuyés par des avions de reconnaissance, est la mieux armée et la plus adaptée pour lutter contre le phénomène de piraterie.
- Jusqu’à l’heure actuelle, deux frégates de l’OTAN sont chargées d’escorter les navires du PAM, qui acheminent l’aide alimentaire aux deux millions de somaliens menacés de famine, alors que deux autres patrouillent au large de la Somalie et dans le Golfe d’Aden dans un hypothétique espoir de dissuasion car semble-t-il, rien n’arrête les pirates qui viennent de s’emparer du superpétrolier saoudien, le Sirius Star.
- Il est clair qu’une flottille de quelques navires ne suffit pas à freiner la piraterie dans le vaste océan indien. Les armateurs estiment qu’il leur coûterait extrêmement cher de devoir contourner la région pour sauver leurs cargaisons, mais tout compte fait, beaucoup moins exorbitant que d’être exposés aux rançonnements des pirates.