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Les pourparlers Israël-Syrie au cœur de la visite de Sarkozy à Damas

الشروق أونلاين
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Les pourparlers Israël-Syrie au cœur de la visite de Sarkozy à Damas

Le président va participé à un sommet réunissant la Syrie, la France, le Qatar et la Turquie pour évoquer les pourparlers avec Israël.

  • Nicolas Sarkozy se déplace à Damas mercredi 3 et jeudi 4 septembre pour continuer à accompagner le retour de la Syrie sur la scène internationale. Le président français participera à une réunion à quatre (Syrie, France, Qatar et Turquie) destinée à évoquer notamment les pourparlers indirects engagés depuis le mois de mai entre la Syrie et Israël.
    Ce sommet, convoqué par la Syrie, réunira les présidents syrien Bachar el-Assad et français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et l’émir du Qatar Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani. La rencontre sera l’occasion de faire le point sur les négociations indirectes qui se tiennent à Istanbul sous l’égide de la Turquie, depuis l’accord de Doha qui avait permis de débloquer la situation politique au Liban.
    “Les pourparlers indirects entre la Syrie et Israël sont une excellente chose, pour chacun des deux pays, mais aussi pour la région et pour le monde”, déclare Nicolas Sarkozy dans une interview publiée mercredi dans le journal arabe Al Watan.
    “Comme je l’ai dit au président Assad, la France sera bien sûr disponible pour accompagner les parties, si elles le souhaitent, sur le chemin de la paix et de la réconciliation”, ajoute le président français dans cette interview dont une version française a été diffusée mardi soir par l’Elysée.

    Co-parrainage français des discussions

    La France a en effet accepté de co-parrainer avec les Etats-Unis les discussions entre la Syrie et Israël, quand elles passeront au stade de la relation directe.
    “Il y a aujourd’hui une possibilité de paix”, a déclaré pour sa part le président syrien Bachar el-Assad dans une interview diffusée mardi soir sur France-3. “Lorsque nous allons débuter les négociations directes sous un parrainage américain, français et turque, nous pourrons dire alors que nous approchons de la paix.”
    Nicolas Sarkozy dialoguera avec son hôte syrien en tête-à-tête et sera le premier président français à se rendre à Damas depuis Jacques Chirac en 2002, après une longue période de froid entre les deux pays liée à la mise en cause de la Syrie dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005. Le contact a repris en mai, Bachar el-Assad ayant semble-t-il favorisé un déblocage politique au Liban, toujours sous forte influence syrienne.

    Nouvelle page

    Il a été récompensé en sortant de son isolement diplomatique le 12 juillet dernier lors du grand sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée à Paris et par la promesse, aujourd’hui honorée d’une visite de son homologue français.
    “Nos deux pays sont en train d’ouvrir une nouvelle page de leur relation”, se félicite Nicolas Sarkozy dans l’interview à “Al Watan”. “Il est essentiel qu’elle (la Syrie) joue un rôle positif dans la région.”
    Pour autant, la France assure rester ferme. “Quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, le dialogue s’arrête”, prévient l’Elysée. Ainsi, la relance des négociations en vue d’un accord d’association entre l’Union européenne et la Syrie, gelées depuis 2005, n’est pas pour tout de suite, même si “l’évolution notable” de Damas “nous encourage à entrouvrir la porte du frigidaire”. Paris attend en particulier “dans les deux-trois mois qui viennent au maximum” l’échange des ambassadeurs entre les deux pays. Un autre test sera la question du tracé et du contrôle de la frontière.

  • Nicolas Sarkozy profitera de son voyage en Syrie, proche de l’Iran, pour répéter les mises en garde concernant le programme d’enrichissement nucléaire de Téhéran. Dans l’interview à Al Watan, le président français regrette qu'”à ce jour l’Iran n’a pas formulé de réponse sérieuse” à la nouvelle proposition des Six et appelle les dirigeants iraniens à prendre “conscience de la gravité de l’enjeu pour leur pays”.
    Nicolas Sarkozy se dit “convaincu que nous devons résoudre la crise iranienne par le dialogue car c’est le seul moyen d’échapper à une alternative catastrophique, que personne ne souhaite: la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran”.
    Le chef de l’Etat français sera accompagné d’une délégation réduite à un seul ministre, celui des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Deux dirigeants d’entreprises françaises l’accompagneront, le PDG de Total Christophe de Margerie, qui pourrait conclure après la visite un accord pour étendre les sites pétroliers exploités en Syrie, et Jacques Saadé, président du transporteur maritime CMA-CGM, intéressé lui par le développement du port de Latakié. Airbus est aussi en discussion avec la compagnie aérienne Syrian Air pour la vente de plusieurs appareils, mais l’affaire pourrait aboutir “dans quelques années seulement”, avance l’Elysée.
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