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Les réserves de change algériennes aux États-Unis estimées à 65 milliards de dollars

الشروق أونلاين
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Selon des sources de l’ambassade des États-Unis en Algérie, les réserves de change de l’Algérie déposées dans les banques américaines sont estimées à 65 milliards de dollars, soit 40% du Produit intérieur brut (PIB) à la fin de l’année écoulée.

 

 Ceci a de sérieuses retombées sur l’Algérie, notamment après le recul de la valeur du dollar américain et l’annonce hier  de la Réserve fédérale américaine (FED) de maintenir ses taux au plus bas jusqu’à mi-2013 et le taux d’intérêt à 0% face à une inflation américaine entre 3 à 3,5% depuis janvier 2010.

Cette annonce coïncide avec les avertissements de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur la croissance  de la demande mondiale en matière du pétrole sera entravée l’année prochaine en cas de recul à nouveau de l’économie mondiale. Il est à souligner que les cours du pétrole ont chuté ces derniers jours de 15 dollars, dont le baril de Brent est affiché à 102 dollars alors qu’il était à l’ordre de 120 dollars il y a quelques semaines.    

Il est à noter que le taux de déficit a atteint pour la première fois les 33% en 2011. Soulignons aussi que les réserves de changes algériennes ont atteint à la mi-2011, 173,3 milliard de dollars.

L’annonce de la Banque centrale américaine porte à réfléchir si le Gouvernement algérien maintiendra son silence et sans bouger le doigt pour transférer les réserves de changes vers d’autres banques plus sécurisées, notamment après la hausse du prix de l’or qui a dépassé le seuil de 1753 dollars, dont il est prévu que ce prix atteindra les 2000 dollars en raison de la crise de dette actuelle.

Il convient de souligner que le Gouvernement a indiqué une hausse de la dépense publique estimée à 23 dollars, soit 25% de l’exercice financier actuel.

Le recours du gouvernement à l’exonération des taxes douanières sur l’huile et le sucre importés pour contenir la colère de la rue va coûter cher suite à la crise de la  dette américaine et européenne ce qui affectera sur les rentes algériennes en augmentant l’excédent de la balance commerciale qui résulte de la hausse de la facture d’importation qui s’approchera des 50 milliards de dollars à la fin de l’année courante.  

 

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