Les services de sécurité déjouent une opération de recrutement de terroristes Saoudiens en Algérie
Le Procureur Général près la cour d’Alger, a prononcé hier une peine de 20 années de prison ferme à l’encontre de plusieurs inculpés impliqués dans le recrûtement de nouveaux éléments aux profit des groupes terroristes. Ces accusés ont été en relation permanente avec des terroristes originaires des pays du Golfe qui planifiaient pour rejoindre les camps terroristes en Algérie et ceci avec l'apport d’un accusé résidant en Arabie Saoudite.
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La génèse de l’affaire a été déclenchée lorsque les services de sécurité furent informés du départ de l’inculpé B. Hicham de Bourouba dans la périphérie d’Alger vers le maquis pour rejoindre le camp terroriste dans les montagnes de Laàwana de Jijel au début de l’année 2006. Une fois au maquis, il a rencontré le sanguinaire G. Rabah, appelé Abou Hourayra, qui est un terroriste notoirement connu dans la région pour avoir participer à plusieurs actions terroristes et qui est toujours en fuite. Ce dernier a chargé B. Hicham de l’opération de recrutement des jeunes au profit des camps terroristes en contrepartie d’une somme d’argent conséquente, selon ses aveux. D‘après toujours ses déclarations, à sa rencontre avec G. Rabah, ce dernier était en tenue afghane et avait en sa possession une Kalachnikov.
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Après coup, il a contacté son voisin A. Mahfoud, qui l’accompagnait dans ses déplacements vers les camps terroristes dans les hauteurs des montagnes de Jijel et Tizi-Ouzou, toute en restant en contacte permanent avec le terroriste G. Rabah. Mais pendant le jugement, l’inculpé a reconnu qu’il allait effectivement dans un village dans les montagnes de Jijel mais à la recherche des fils de son frère terroriste qui fut abattu par les forces de sécurité en 2001.
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Le procès verbal de l’affaire affirme que A. Mahfoud s’est déplacé en Libye pour rencontrer deux personnes, mais la mission a échouée étant donné que l’un des concernés se trouvait en prison. Cet inculpé possède également un appartement à Bab-Ezouar, dans lequel se cachaient G. Rabah, et B. Hicham. Ce dernier lui a demandé de recruter un informaticien pour les besoins de leurs actions terroristes. Ces accusations ont été rejeté en gros par le mis en cause, affirmant que son voyage en Libye est lié à des raisons purement commerciales.
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L’autre prévenu, S. Slimane, est résidant en Arabie Saoudite, et travaille dans un restaurant et étudie également la science de la Charia. Ce dernier est accusé d’avoir une relation suspecte avec des terroristes des pays du golfe qui préparaient pour entrer en Algérie afin de rejoindre les camps terroristes.
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Tous les accusés arrêtés, qui sont au nombre de huit ont catégoriquement rejeté les accusations portées à leur encontre. Les plaidoiries se sont poursuivi jusqu’à une heure tardive du soir. Les avocats des prévenus ont plaidé carrément l’innocence de leurs clients, arguant l’absence de preuves matérielles tangibles les impliquant dans des activités terroristes.