Les syndicats obligent Benghebrit à faire des concessions
La Coordination des syndicats de l’éducation (CSE) qui envisageait d’entamer une grève de trois jours, reconductible, à compter de lundi 9 mars a fini par revenir sur sa décision après avoir obtenu la satisfaction de 11 revendications sur 12.
Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) a affirmé que les rencontres ayant eu lieu dimanche étaient perçues comme un début de renoncement du ministère à son «entêtement» en vue de sauver l’année scolaire.
Le secrétaire général du Satef, Boualem Ammoura a indiqué à Echorouk à l’issue d’une rencontre avec les représentants du ministère de l’Education que son syndicat a obtenu la satisfaction de 11 revendications sur 12 présentées à la tutelle, affirmant le renoncement aux décisions prises récemment sous forme de déclarations à la presse, la relance des rounds de négociations avec le ministère ainsi que la réouverture, sans conditions, du Statut particulier des travailleurs de l’éducation, ce qui signifie que le département de Benghebrit a renoncé à la charte d’éthique, qui constitue la pomme de discorde entre la tutelle et les partenaires sociaux.
Ce qui a avivé davantage la colère des syndicats, c’est que la charte prévoit dans une clause l’engagement des syndicalistes de ne pas recourir au débrayage à l’avenir.
Notre interlocuteur a ajouté que l’ensemble des sections syndicales étaient invitées à s’asseoir autour d’une même table pour décider d’une «nouvelle charte d’éthique» à élaborer.
Ammoura a ajouté avoir ressenti chez les représentants de Benghebrit une bonne intention lors du traitement de leurs revendications en vue, bien entendu, de sauver l’année scolaire du spectre d’une année blanche qui se profile à l’horizon.