Les USA et l’UE retardent l’adhésion de l'Algérie à l’OMC
Des sources responsables du ministère du Commerce ont déclaré que les plus grands problèmes qui empêchent l’adhésion de l’Algérie à l’OMC viennent des USA et l’UE. Ces derniers ont submergé l’Algérie, lors du dernier round de négociations, avec pas moins de 96 questions.
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Les mêmes sources ont indiqué que la position des Américains était beaucoup plus pour entraver l’adhésion algérienne à l’OMC. Ainsi, les USA ont posé une multitude de questions, soit 63 questions à la délégation algérienne, suivie par la délégation de l’Union européenne avec 33 questions. Ces sources ont révélé que la partie algérienne n’a pas tardé à répondre aux questions et les envoyer sur le champ, mais le processus des négociations n’a pas été atteint ce que la partie algérienne attendait.
Les questions des négociateurs américains et européens ont été focalisées sur la question de la politique tarifaire, à leur tête la double tarification du gaz naturel et le droit d’importation pour les personnes non résidents ainsi que le système d’application de taxes internes, telle que la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée).
Parmi les questions sur lesquelles l’Algérie a été interpellée, la protection des renseignements secrets concernant les produits pharmaceutiques et l’adhésion à la charte multilatérale sur la commercialisation d’avions civils ainsi que la question de la privatisation.
Selon des sources du ministère du Commerce, ces questions en suspend renvoient au début de l’année 2008. Elles ont été reposées lors des dernières rencontres qui avaient réuni les négociateurs algériens avec leurs homologues européens et américains durant l’année dernière et début de l’année en cours, mais les résultats n’étaient comme l’attendait le négociateur algérien.
Quant aux questions qui font objet de conflit, celle ayant trait à l’importation des véhicules utilisés. L’Union européenne insiste sur cette question pour que l’Algérie la révise. Mais la décision demeure pour la partie algérienne indiscutable, surtout que des études ont prouvé que les véhicules utilisés sont en grande partie responsables dans les accidents de la circulation parce que ce genre de véhicule est généralement trafiqué.