L’Europe félicite déjà la victoire de Bouteflika
C’est ainsi que l’Occident voit les élections présidentielles de ce jeudi 17 avril 2014. « Nul ne doute que le président algérien, Abdelaziz Bouteflika remportera les élections présidentielles». En ces termes que le journal espagnol, « El Pais » ait qualifié la visite en Algérie du ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Garcia-Margallo.
Partant de cette idée, El Pais a dit de la visite de chef de la diplomatie espagnole en Algérie dans ce contexte très sensible que « …José Manuel Garcia-Margallo trouve qu’il n’est pas nécessaire de reporter sa visite jusqu’à après les élections d’autant plus que les résultats semblent connus d’avance ». Pour le journal espagnol, renforcer les relations politico-économiques entre les deux pays est une question stratégique tant pour l’Espagne que pour l’Europe entière.
Il y a lieu de souligner que le chef de la diplomatie espagnole est arrivé samedi en Algérie pour une visite officielle de deux jours. Cette visite intervenue en pleine campagne électorale, qui tire à sa fin, n’a pas laissé indifférents les observateurs qui ont jugé ce timing d’ « inapproprié », tout comme celle du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, survenue début du mois en cours, laquelle a donné lieu à une grande polémique.
Si les partisans du « quatrième mandat » de Bouteflika disent que les visites de José Manuel Garcia-Margallo et John Kerry s’inscrivent dans le cadre de la poursuite de l’action de l’Etat, même si elles coïncident avec la campagne électorale, l’opposition accuse quant à elle le pouvoir d’avoir employé ces deux visites en faveur du « président-candidat ». Sachant, bien entendu, que le premier représente la première puissance mondiale et le second la première communauté au monde, à savoir l’Union européenne.
Il semble évident que les déclarations de Margallo, lors de son entrevue avec son homologue algérien Ramtane Lamamra, ne concernent pas celles de son propre pays, car elles s’étendent à celles des autres Etats membres de l’UE qui cherchent à se libérer de l’emprise de la Russie en matière du gaz, notamment après le déclenchement de la crise russo-ukrainienne.
«Nous ne pouvons pas obtenir plus de gaz de l’Algérie tant que les relations en Europe ne soient pas améliorées », a écrit le journal espagnol citant Margallo. A vrai dire, le responsable espagnol s’exprime en tant que représentant de l’UE en quête d’une solution au problème de gaz lui provenant de l’Est du continent, en comptant en revanche sur le gazoduc « Medgaz » reliant directement l’Algérie à l’Europe via Almeria.