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Leurs familles ont poussé un grand Ouf de soulagement : les autorités tunisiennes livrent les 36 harragas à leurs homologues algériennes

الشروق أونلاين
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Les services de sécurité tunisiens ont remis mardi à leurs homologues algériens de Souk Ahras les 36 harragas algériens portés disparus en mer depuis une semaine.

La police algérienne des frontières (PAF), les services de sécurité de la wilaya de Souk Ahras et des autorités civiles ont accueillis mardi les 36 harragas algériens à la frontière algéro-tunisienne. Les familles des « ex disparus » se sont également déplacées en force à Souk Ahras pour s’enquérir de l’état de santé de leurs enfants, frères et proches. Les mis en cause ont vécu une semaine infernale, tout d’abord en se perdant en mer, puis en affrontant les vagues et mort et enfin en tombant entre les mains des services de sécurité tunisiens. Des sources fiables ont indiqué au journal Echorouk que les harragas ont été tous transférés de la capitale tunisienne vers la frontière terrestre algérienne au niveau de la wilaya de Souk Ahras à bord d’un bus appartenant à la direction des frontières maritime et des étrangers (Tunisie). Une fois sur le territoire algérien, ils ont été consultés par des médecins avant d’être transférés vers la sureté de la wilaya. Les services de sécurité les ont interrogés et des procès verbaux leur ont été dressés pour tentative de quitter le territoire national sans autorisation. Par la suite, ils ont été présentés à la juridiction compétente près la cour d’Annaba et de Souk Ahras pour étudier les accusations portées contre eux. Pour rappel, les Harragas, dont l’âge varie entre 17 et 36 ans,  ont quitté la plage de Sidi Salem à El Bouni (Annaba) à destination de l’île de la Sardaigne (Italie) lors d’une opération d’immigration clandestine qui a échoué. Les harragas en question ont été portés disparus en mer après la rupture des contactes avec eux dés leur embarquement dans une aventure maritime au bord de barques traditionnelles de pêche la nuit de mardi à mercredi. Le premier groupe de harragas était composé d’une quinzaine de jeunes qui ont disparus en pleine mer. Après les avoir repérés près des plages tunisiennes  de Tabarka et Bizert, les gardes côtes tunisiens les ont arrêtées après leurs avoir portés secours. Par la suite, ils ont été interrogés vu qu’ils sont entrés illégalement dans les eaux territoriales de ce pays voisin. Les harrags de ce premier groupe sont âgés entre 20 et 28 ans. Ils sont originaires du quartier populaire de Sidi Salem, d’el Safsaf, de Oued el Farcha et de Oued Laaneb. Leurs aventure a failli tourner au drame après que leurs embarcation est tombée en panne en pleine mer. La situation s’est empirée vu qu’ils  n’arrivaient plus à se localiser. Dans la panique qui s’en a suivi, ils ont pu contacter leurs familles par téléphone portable pour leur demander de l’aide. Ayant appris la mauvaise nouvelle de la disparition de leurs enfants, frères et proches, les familles ont provoqué une alerte générale à Annaba. En effet, elles se rendues sur le champ en force au siège du groupement territorial des gardes des côtes d’Annaba pour les informer des dangers qui guettent les « disparus » en mer. Les contactes avec les harragas se sont interrompu ce qui a rendu leur localisation pratiquement impossible. Le deuxième groupe était, quant à lui, composé de 22 jeunes âgés entre 17 et 36 ans, dont deux femmes trentenaires. Aucun contacte n’a été établi avec eux depuis qu’ils ont quitté la plage de Joinville à destination de la Sardaigne la nuit de mardi à mercredi. Ce groupe a été également à bord d’une petite barque de pêche. Par ailleurs, le journal Echorouk a appris de sources bien informées qu’un troisième groupe composé de trois (3) personnes ayant quitté la côte algérienne la nuit de samedi à dimanche sont également portés disparus. A l’heure où nous mettons sous presse cet article, les opérations de recherches de ces Harragas se poursuivent. 
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