L’ex Wali d’El Tarf et 40 co-accusés devant la cour d’assises de Guelma
De par leur gravité et leur caractère inédit, ces poursuites pénales tiennent lieu d’une première dans les annales judiciaires dans notre pays.
- Après une instruction judiciaire qui aura duré environ quatre ans, un conseiller à la Cour suprême vient de décider la convocation des accusés et des témoins dans l’affaire de l’ancien Wali d’El Tarf, M.Djilali Araâr par un renvoi devant la cour d’assises de Guelma dont la session criminelle de l’automne criminel devrait se tenir le mois d’octobre prochain. Selon des sources bien informées de l’évolution de ce dossier, l’ancien Wali a été démis de ses fonctions par le ministère de l’Intérieur en Octobre 2006. Depuis des enquêtes intensives ont été menées sur la gestion de l’ex wali avec la participation du ministère de tutelle et le ministère des Finances. Des investigations approfondies ont ainsi eu lieu sur les grands projets réalisés ou initiés dans cette wilaya durant le règne de Djilali Araâr.
- Toutes les enquêtes menées que ce soit par les services de sécurité ou par les magistrats instructeurs concluent à l’implication du wali dans plusieurs infractions relevées. Parmi ces dossiers figurent le dossier de l’équipement du lycée de Chebaïta Mokhtar et l’affaire du prêt de plusieurs milliards de centimes perçu de la part d’un opérateur économique arrêté il y a deux mois seulement par les services de sécurité dans la commune de Dréan après un délit de fuite. La Cour suprême a prévu d’entendre l’ancien wali ainsi que 40 autres accusés, parmi lesquels des cadres supérieurs et des entrepreneurs. Il a été mis fin de fonctions à 37 d’entre eux pour avoir été soupçonné d’une implication dans les abus du wali limogé. De par leur gravité et leur caractère inédit, ces poursuites pénales tiennent lieu d’une première dans les annales judiciaires dans notre pays. Nous avons appris, par ailleurs, que le magistrat instructeur près de la Cour suprême a notifié la tenue de ce procès à la direction générale de la fonction publique et à la wilaya d’El Tarf en les informant des poursuites judiciaires à l’encontre d’une dizaine de cadres de la direction de l’habitat et des équipements publics dont cinq chefs de services. Cette démarche vise à rompre leurs relations de travail avant leur présentation devant la justice.