L’exclusion des habitations précaires du relogement suscite une grogne populaire
La déclaration du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, consistant à priver les habitants des logements précaires et populaires du relogement est tombée comme un couperet sur les Algérois. Une fois l’information vivement relayée par la presse algérienne, les comités des quartiers précaires ont préparé de larges mouvements de protestation afin de revendiquer auprès du gouvernement de tenir leurs promesses et reloger les habitants des logements précaires, po pulaires et les baraques.
En effet, l’annonce du président de l’APC, Hakim Bettache de l’intégration de 550 immeubles d’habitations de la commune d’Alger-Centre dans le programme de réhabilitation du vieux bâti lancé par la wilaya d’Alger avec un budget global à mobiliser de 3,617 milliards de dinars dont une première enveloppe de 1 milliard de dinars a été dégagée, a provoqué une vive vague d’indignation au milieu de la population.
Quant à eux, les présidents des APC n’ont pas été notamment satisfaits de la déclaration du wali. En effet, les personnes touchées ont menacé d’investir les rues en réponse aux déclarations récemment faites par Zoukh.
Echorouk a appris de plusieurs présidents de comités de quartiers populaires, que ces derniers tentent d’organiser des sit-in devant les sièges des APC tout en coupant les routes nationales : «150 familles attendent avec impatience leur relogement, elles ont tellement reçu des promesses de relogement dans un proche avenir et avant même l’année écoulée mais en vain», dévoile le président de l’Association « Wafa » Karim Aouameri.
Au moment où le wali d’Alger Abdelkader Zoukh avait déjà affirmé, le mois écoulé, que les opérations de relogement à Alger auront lieu après l’examen approfondi des listes des bénéficiaires pour “éviter les erreurs du passé», ces récentes déclarations ne manquent de faire couler beaucoup d’encre et suscitent la grogne des Algérois résidant dans les “habitations de la mort”.