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Liban : parents et proches s'impatientent dans l'attente du retour des pèlerins enlevés en Syrie

الشروق أونلاين
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Liban : parents et proches s'impatientent dans l'attente du retour des pèlerins enlevés en Syrie

Le retard serait dû à des raisons logistiques, selon le Hezbollah.Quatre jours après avoir été enlevés dans la province d’Alep, en Syrie, les pèlerins chiites libanais étaient toujours attendus samedi à Beyrouth.

Leur libération avait été annoncée vendredi en fin de journée et ils devaient être transférés dans un premier temps en Turquie. De là, ils devaient partir tard dans la nuit de vendredi vers l’aéroport Rafic Hariri de Beyrouth à bord du jet privé de l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri qui a mis l’appareil à leur disposition.

Des centaines de proches et des parents ont attendu dans la nuit de vendredi à samedi le retour des ex-otages. Une attente qui s’est prolongée plus que prévu, le départ de l’appareil ayant été annoncé à plus d’une reprise de manière prématurée. Plusieurs personnalités officielles et politiques étaient en outre présentes à l’aéroport en vue d’accueillir les ex-otages.

Samedi matin, le mouvement Amal et le Hezbollah ont publié un communiqué dans lequel ils ont confirmé que les pèlerins “sont sains et saufs”. “Il n’y a aucune raison de s’inquiéter (…) le retard est dû à des raisons logistiques”, indique le texte. “Nous demandons aux familles de rentrer chez eux et d’attendre l’annonce officielle du retour (…)”, poursuit le document.

Dans le même temps, certains médias ont diffusé un autre communiqué signé par les “parents et proches des pèlerins enlevés en Syrie” et dans lequel ces derniers tiennent le gouvernement turc pour entièrement responsable du retour de leurs proches. “Nous faisons confiance au président de la Chambre Nabih Berry et au secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah”, indique le document. Ils ont notamment appelé la communauté internationale à intervenir et à faire “tout son possible” afin d’aider à la libération de membres de leurs familles.

Vendredi soir, l’agence Reuters, citant un responsable de l’opposition syrienne, indiquait que les otages seraient remis “sous peu” aux autorités turques. Cette information a semé la confusion parmi les parents et partisans des otages. Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, présent à l’aéroport, soulignait de son côté, que les otages étaient probablement interrogés par les services turcs et que leur départ pour Beyrouth avait été retardé. Il a toutefois précisé qu’ils étaient en bonne santé et qu’ils venaient d’être transférés en Turquie.

Plusieurs responsables s’étaient félicités vendredi de la libération des ex-otages : “Nous remercions l’ancien chef du gouvernement Saad Hariri pour tous les efforts qu’il a déployés pour aider à la libération des otages et pour avoir offert son jet privé en vue de leur rapatriement”, a déclaré le Premier ministre libanais Nagib Mikati. “J’ai reçu un message du Premier ministre turc Recep Tayyep Erdogan, que nous remercions pour ses efforts et que je vais rencontrer dimanche prochain en Turquie afin de discuter de la situation actuelle”, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a également exprimé l’espoir que cette libération encouragera les responsables libanais à revenir à la table du dialogue national.

Les treize Libanais de confession chiite avaient été enlevés par des insurgés syriens mardi dans la province d’Alep (nord) alors qu’ils revenaient au Liban après un pèlerinage en Iran.

La remise en liberté de ces pèlerins est intervenue alors que le Liban célébrait vendredi la fête de la Libération, qui marque l’anniversaire du retrait des troupes israéliennes du Liban-Sud, en 2000.

Lors d’un discours prononcé à cette occasion, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah s’est également félicité vendredi de la libération des pèlerins et a, lui aussi, remercié tous ceux qui ont participé aux négociations pour résoudre cette crise.

Jeudi, le chef du “Rassemblement des officiers libres”, le général syrien Houssam Awwak, avait révélé que les ravisseurs des pèlerins appartiennent à la « Brigade des martyrs de la révolution » que “ne reconnaît pas” l’Armée syrienne libre (ASL, opposition armée au régime de Bachar el-Assad).

Plus tôt, Riad el-Assaad, le chef de l’ASL, avait assuré que ses hommes n’avaient rien à voir avec l’enlèvement d’Alep, un kidnapping qu’il a condamné.

De son côté, le lieutenant-colonel parachutiste de l’ASL, Khaled Hammoud, a accusé des “groupuscules non contrôlés et des bandits de grands chemins” d’avoir kidnappé les pèlerins, “sans doute pour des raisons matérielles”. Il a indiqué avoir “personnellement essayé de les libérer après que l’ASL, qui n’a absolument rien à voir avec cet incident, eut été accusée d’être derrière tout cela”.

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