Libération du président mauritanien
Le président mauritanien, renversé le 6 août dernier, vient d’être remis en liberté par la junte au pouvoir. Sidi Ould Cheikh Abdallahi était en résidence surveillée dans son village natal de Lemden.
- Les pressions internationales ont finalement abouti à la remise en liberté du président mauritanien renversé.
- Cheikh Abdallahi a été relâché par la junte militaire menée par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, dans la nuit de samedi à dimanche. Il a été conduit sous escorte militaire et policière de Lemden à son domicile privé dans la capitale Nouakchott.
- Abdallahi est désormais libre de ses mouvements, a déclaré une source sécuritaire anonyme, qui vient appuyer l’annonce faite par la Ligue Arabe quelques heures avant la libération du président mauritanien.
- Juste après sa libération, le président a décidé de regagner son fief de Lemden, indiquant qu’il avait été ramené à Nouakchott “contre son gré”.
- Les putschistes à travers cette démarche de remise en liberté du président renversé ont semble-t-il voulu faire montre de bonne volonté face à une communauté internationale qui brandit la menace de sanctions sévères contre un régime qu’elle juge illégitime.
- Bruxelles voit là une concession des militaires sur la voie du retour à l’ordre constitutionnel dans le pays, évitant l’application de sanctions, qui pourraient passer par une suspension des relations diplomatiques ou de l’aide au développement.
La junte parait également encline à ouvrir des discussions pour la réconciliation nationale, comme le lui demandait la communauté internationale. Mais le président et ses partisans pourraient boycotter ces négociations prévues le 27 décembre, car ils estiment que leur participation légitimerait le coup d’Etat.