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Libye : affrontements à la frontière tunisienne

الشروق أونلاين
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De violents affrontements opposaient, jeudi, insurgés et loyalistes libyens au poste-frontière tuniso-libyen de Dehiba, conquis jeudi par des insurgés.

 

Une dizaine de projectiles sont tombés en territoire tunisien près des maisons. Les élèves ont quitté l’école. Les habitants sont terrés chez eux, a rapporté un responsable de la Maison des jeunes de Dehiba, joint par téléphone. Selon lui, les tirs se sont déroulés l’après-midi. La première localité libyenne après le poste de Dehiba aurait été reprise aux insurgés par des éléments des forces du colonel Kadhafi qui sont présents dans cette localité d’environ 5.000 habitants, dans la ville de Zenten, à environ 150 km au sud-ouest de Tripoli. Les loyalistes sont entrés dans Wezen avec une dizaine de véhicules, a précisé la même source. Le poste-frontière de Dehiba avait été pris côté libyen le 21 avril à l’aube par des insurgés en lutte contre le régime de Tripoli qui craignaient une contre-attaque des loyalistes. Dehiba est située à environ 200 km au sud de Ras Jdir, le principal point de passage entre la Libye et la Tunisie.

D’autre part, un bateau transportant un millier de personnes évacuées de la ville libyenne assiégée de Misrata (ouest), dont des centaines de réfugiés nigériens et un blogueur français grièvement blessé, est arrivé jeudi à Benghazi (est), fief de la rébellion libyenne. « Nous avons été retardés par la situation sécuritaire, le bombardement (du port de Misrata, ), mais à part ça, tout s’est bien passé », a indiqué Othman Belbeisi, un des responsables de l’évacuation organisée par l’Organisation pour les migrations (OIM). Le port de Misrata, troisième ville de Libye, a été la cible mardi de bombardements menés par les forces du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui ont obligé le navire affrété par l’OIM, le Red Star One, à rester au large pour n’accoster que mercredi matin, une fois le port « sécurisé » par les rebelles. Le bateau a embarqué 1 091 passagers, en très grande majorité des Nigériens, qui doivent être emmenés dans un camp de réfugiés construit dans le centre de Benghazi. Il transportait aussi des Soudanais, Égyptiens, Tunisiens ainsi que 30 Libyens nécessitant des soins et 50 accompagnateurs, a indiqué l’IOM dans un communiqué.

 

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