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Libye: le CNT promet plus de transparence, demande aux Libyens de patienter

الشروق أونلاين
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Le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, sous le feu des critiques, a promis lundi plus de transparence sur les activités et la composition du Conseil, appelant les Libyens à la patience.

Le CNT va activer son site internet, donner la liste de ses membres et publier leurs C.V. et va rendre publique toutes ses activités, a déclaré M. Abdeljalil au cours d’une conférence de presse. Je veux rassurer les Libyens: avec la patience beaucoup de choses vont être réalisées, a-t-il déclaré, au moment où des dizaines de jeunes se rassemblaient à Benghazi (est) pour dénoncer le manque de transparence du CNT et l’indulgence de son président. M. Abdeljalil a appelé à la retenue et à la préservation des biens publics. L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) s’était dite dimanche préoccupée par le manque de transparence des nouvelles autorités libyennes, en particulier au sujet des lois adoptées pendant la période de transition. Selon M. Abdeljalil, le gouvernement de transition, formé il y a moins d’un mois, s’est investi dans des priorités, comme la réintégration des combattants (ex-rebelles) dans la société, et la sécurité. Si ces objectifs sont réalisés dans les 100 prochains jours, ce serait un grand acquis pour les Libyens et le gouvernement, a-t-il estimé. Soulignant toutefois que le travail du gouvernement et du CNT était perturbé dans certaines villes, il a indiqué qu’un budget serait alloué aux Conseils locaux dans plusieurs régions du pays, touchées par un conflit qui a duré sept mois. Le chef du CNT a par ailleurs démenti avoir décidé de pardonner aux membres des forces de Mouammar Kadhafi ayant combattu les rebelles. Nous sommes capables d’absorber nos frères qui ont combattu les révolutionnaires (…) et nous sommes aussi capables d’absorber tous ceux qui ont commis un acte ou une parole à l’encontre de cette révolution. La tolérance et la réconciliation sont un principe musulman, avait-t-il indiqué samedi. Lundi, il a minimisé ces déclarations, dénoncées par des manifestants à Benghazi, précisant qu’elles ne concernaient pas les personnes qui font l’objet de plaintes de la part de victimes ou celles ayant volé de l’argent public.

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