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Libye : les rebelles se préparent à une offensive majeure

الشروق أونلاين
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La rébellion libyenne, remontée par le parachutage d'armes françaises et des frappes accrues de l'Otan, se prépare à lancer une offensive majeure sur le front ouest avec l'objectif d'être à portée de canon de Tripoli, bastion du régime de Mouammar Kadhafi,

 

 Alors que les rebelles ont gagné du terrain dans les combats sur le front ouest, leur porte-parole militaire, Ahmed Omar Bani a affirmé qu’ils se préparaient à une offensive majeure dans les 48 heures pour reprendre des secteurs au sud de Tripoli. Les insurgés cherchent notamment à reprendre Bir Al-Ghanam, un carrefour stratégique à quelque 50 km au sud de Tripoli, afin d’être à portée de canon de la Capitale libyenne. « Dans les deux prochains jours, de nouveaux développements auront lieu sur cette ligne de front », a déclaré le porte-parole à Benghazi, fief de la rébellion dans l’Est, affirmant que les insurgés voulaient pousser la ligne de front plus vers le nord, en direction de Tripoli. Après avoir dû reculer de la région de Bir Al-Ghanam vers les montagnes du Djebel Nefoussa, les rebelles veulent de nouveau s’emparer de ce carrefour visé vendredi par l’aviation de l’Otan. Deux véhicules blindés des pro-Kadhafi y ont été détruits. En plus de cet appui aérien, les rebelles des montagnes berbères de cette région ont récemment reçu des armes parachutées par la France. L’Otan, qui a pris le 31 mars le commandement des opérations militaires de la coalition internationale lancées 12 jours plus tôt, a annoncé avoir intensifié ses bombardements dans l’Ouest, détruisant une cinquantaine d’objectifs militaires pendant la semaine. Dans le même temps, l’Alliance atlantique a poursuivi ses raids sur Tajoura, la grande banlieue est de Tripoli.

 Le médiateur Zuma en Russie

Le président sud-africain Jacob Zuma se rend en Russie pour des entretiens lundi sur la crise libyenne, a annoncé la présidence sans préciser avec qui il doit s’entretenir.  Dans une nouvelle tentative de trouver une issue négociée au conflit,  Zuma doit rencontrer des responsables russes lundi. Moscou n’a pas confirmé cette visite. Fin mai, Jacob Zuma, mandaté par l’UA, avait tenté une médiation auprès de Mouammar Kadhafi qui s’était soldée par un échec. Il a participé cette semaine au sommet africain de Malabo qui a adopté un texte qui doit servir de base à des négociations futures entre les parties libyennes, mais les rebelles fixent toujours le départ de  Kadhafi comme condition préalable avant toute discussion. Comme l’Afrique du Sud, la Russie cherche à jouer un rôle de médiateur dans le conflit. Le président Dmitri Medvedev a envoyé mi-juin en Libye un émissaire pour discuter avec les deux belligérants et avait dit qu’il était temps pour Kadhafi de partir. Mais Moscou a aussi protesté contre l’intensité des raids aériens de l’Otan. Depuis le 15 février, le conflit a fait des milliers de morts et poussé à l’exode des centaines de milliers de personnes, selon des agences de l’ONU. Autre pays plutôt proche du régime, la Turquie a haussé le ton ce week-end en annonçant le non-remplacement de son ambassadeur à Tripoli et en appliquant les sanctions économiques -décidées en février par l’ONU- visant des caciques du régime et des banques. Symbole fort: le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a effectué ce dimanche une visite à Benghazi, la Capitale rebelle. 

 

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