Libye: Moscou veut dialoguer avec les deux parties hostiles
La rencontre du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avec les représentants de Kadhafi témoigne du désir de Moscou de prendre ses distances avec l'Occident tout en entretenant des contacts avec les deux parties hostiles, a estimé mardi l'expert russe Alexandre Choumiline.
Et d’ajouter qu’on “observait à présent des manœuvres de la diplomatie russe vers une position plus explicitement neutre, vers une distance plus nette avec la position de l’Occident”.
“Moscou relève notamment que les actions de l’OTAN violent les dispositions de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU (…). On constate le rapprochement avec la position des officiels libyens et, parallèlement, l’intention de poursuivre les contacts avec l’opposition”, a indiqué l’expert.
Depuis la mi-février, le régime du colonel Kadhafi, au pouvoir depuis plus de 40 ans, fait face à une révolte populaire dont la répression sanglante a provoqué une intervention militaire internationale.
Certains pays, dont la France et l’Italie, ont officiellement reconnu le CNT, qui siège à Benghazi, comme représentant légitime du peuple libyen, en lieu et place du régime Kadhafi à Tripoli.