L’imam de la mosquée Al Aqsa, 11 fois arrêté pour menace pour la sécurité d’Israël
Cheikh Akrama Sabri a révélé qu’il ne reconnaissait pas la ligne rouge dans son prêche hebdomadaire à la mosquée Al Aqsa.Il indique que dans son prêche, il parle des faits marquants de la semaine, ayant trait à la question palestinienne, aux arabes et aux musulmans. Les événements qui se déroulent à El Qods priment toutefois dans ses prêches.
- L’invité du forum d’Echorouk a rapporté qu’il était régulièrement persécuté par l’entité israélienne qu’il l’a convoqué pas moins de 11 fois depuis les événements du 11 septembre. Le cheikh avait même été interrogé sur le contenu d’un prêche où il priait pour que le deuil s’abatte sur la Maison Blanche, et c’est ainsi qu’il fut accusé d’avoir un lien avec les attentats qui ont détruit des édifices symboles aux Etats-Unis.
- Les persécutions visant les ulémas n’émanent pas seulement des forces d’occupation israéliennes mais également d’autres parties que le cheikh se garde de dévoiler pour ne pas créer de polémique qui pourrait nuire à la cause palestinienne, argue l’hôte d’Echorouk.
- Cheikh Akrama affirme que son rôle dans la mosquée Al Aqsa est de sensibiliser les jeunes pour faire face à la machine de guerre israélienne. Cette dernière déforme les concepts pour orienter à sa guise l’opinion publique internationale au détriment de la résistance palestinienne.
- L’imam poursuit qu’Israël veut montrer à l’opinion internationale qu’il traite les palestiniens qui habitent Al Qods avant 1967, comme des citoyens à part entière, jouissant de tous les droits; une façon de dire au monde que Al Qods est stable et qu’il relève à cent pour cent de l’entité israélienne.
- D’autre part, le cheikh a critiqué l’immobilisme arabe devant les besoins matériels de la ville d’Al Qods estimés à 500 millions de dollars. Si l’occupant empêche, certes, les aides de parvenir à la ville sainte, d’autres moyens existent comme les dons au bénéfice des hôpitaux d’Al Qods qui ont des comptes à l’extérieur de la ville.
- Akrama Sabri évoque néanmoins des positions positives de certains états favorables aux palestiniens et à Al Qods, jusqu’à exercer des pressions sur Israël. C’est par exemple grâce à ces états que les forces d’occupation n’ont pas, comme il était programmé, envahi la mosquée Al Aqsa. Les pressions demeurent insuffisantes et Al Qods, qui relève de la responsabilité de tous les pays arabes et musulmans, a également besoin d’aide matérielle. Un budget pour Al Qods est de plus en plus indispensable pour que sa population ne le quitte pas.
- Dans un autre chapitre, Cheikh Akrama Sabri dévoile que la plus grande partie des habous ou des waqf en Palestine et à Al Qods sont des waqf maghrébins, ou nord-africains plus généralement, même si les israéliens ont détruit en 1967 le quartier des maghrébins et anéanti 900 familles.
- Les juifs ont construit sur ces habous leurs plus importantes infrastructures.
- L’invité du forum ajoute que la zaouïa de Boumediene Al Ghout, dont l’origine est Aboumediene Al Ghout Saint patron de la ville de Tlemcen, existe encore à Al Qods.