L’intégration des territoires sahraouis aux législatives marocaines n’a pas de base légale
Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, M. Salem Ould Salek a affirmé, jeudi, que l’intégration des territoires sahraouis aux autres régions du Maroc dans le cadre des législatives marocaines “n’a pas de base légale”.
“Une telle attitude denote de l’obstination du Maroc et de son mépris du Droit et la Légalité internationaux”, a martelé M. Ould Salek imputant au Conseil de sécurité et à sa mission, la Minurso, la responsabilité de “ce dépassement dangereux qui prouve encore une fois l’absence de toute volonté du Maroc d’aboutir à une solution politique de la cause sahraouie”.
Dans ce contexte, le ministre sahraoui a précisé que les postions et les pratiques marocaines contre le peuple sahraoui “ne changent pas la nature du conflit ni celle du problème” affirmant que “les électeurs dans les territoires occupés sont des Marocains et non des Sahraouis”.
“Les Sahraouis refusent toute participation à ces élections dont les résultats resteront nuls tant que les Nations unies et la communauté internationale ne reconnaissent pas une souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental”, a-t-il ajouté.
Au volet richesses naturelles, M. Ould Salek a indiqué que “plusieurs pays et parlementaires européens ont déposé des dossiers auprès de l’Union européenne (UE) pour exprimer leur rejet de la poursuite de l’exploitation et de la spoliation des richesses du peuple sahraoui”.