L’Iran a mis ses premières menaces à exécution contre la France
L’Iran avaient averti mercredi la France qu’il prendrait des mesures après la publication mercredi par Charlie Hebdo de ces dessins insultants de Ali Khamenei. C’est chose faite: Téhéran a annoncé, comme première riposte ce jeudi; la fermeture de l’un des plus anciens et des plus importants centres d’études français.
« (…) Le ministère met fin aux activités de l’Institut français de recherche en Iran (Ifri) comme une première étape », a affirmé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué. Selon son site, l’Ifri est affilié au ministère français des Affaires étrangères, selon 20 Minutes.
Le siège de l’Ifri, situé dans le centre de Téhéran, avait été fermé durant de longues années. Il avait rouvert sous la présidence du modéré Hassan Rohani (2013-2021) comme un signe du réchauffement des relations entre la France et l’Iran. Il comprend notamment une riche bibliothèque, utilisée par les étudiants de la langue française et des universitaires iraniens.
Téhéran met en garde Paris contre des caricatures “insultantes” de Khamenei
Les autorités iraniennes ont avertit mercredi la France qu’elles réagiraient après la publication de dizaines de caricatures jugées “insultantes” du guide suprême iranien Ali Khamenei, publiées plus tôt dans la journée par le magazine satirique français Charlie Hebdo, à l’occasion de l’anniversaire de l’attentat meurtrier contre son bureau parisien le 7 janvier 2015.
Téhéran a averti Paris, mercredi 4 janvier, qu’il réagirait après la publication de caricatures “insultantes” du chef suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, dans le magazine satirique français Charlie Hebdo.
L’hebdomadaire satirique a publié plus tôt dans la journée des dizaines de caricatures mettant en scène la plus haute personnalité religieuse et politique de la république islamique, a rapporté France 24.
Il s’agit des caricatures retenues dans le cadre d’un concours lancé en décembre, alors que des manifestations se multipliaient en Iran après la mort en détention, le 16 septembre, de Mahsa Amini, une Kurde iranienne arrêtée pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire strict du pays pour femmes.
“L’acte insultant et indécent d’une publication française en publiant des caricatures contre l’autorité religieuse et politique ne restera pas sans réponse efficace et ferme”, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian sur Twitter.
“Nous ne permettrons pas au gouvernement français de dépasser les bornes. Il a définitivement opté pour la mauvaise voie”, a-t-il ajouté.