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L’ONU relève la faible présence des femmes dans les parlements à travers le monde

الشروق أونلاين
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L’ONU a regretté vendredi la persistance de la faible présence des femmes dans les parlements à travers le monde, dont le taux moyen était de 19,5% en 2011 contre 19% en 2010.

 

Lors d’une conférence de presse conjointe, au siège des Nations Unies à New York, la Directrice exécutive de l’Entité des Nations Unies pour l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes), Mme Michelle Bachelet, et le président et le Secrétaire général de l’Union interparlementaire (UIP), respectivement MM. Abdelwahab Radi et Anders Johnsson, ont déploré ’’le manque de volonté politique et des occasions ratées’’ en 2011 faisant, qu’une fois de plus, les femmes demeurent trop peu nombreuses en politique.

’’Les partis politiques doivent avoir la volonté politique de présenter des femmes candidates’’, a ainsi insisté Mme Bachelet, lors de cette conférence de presse où ont été présentées les conclusions d’une enquête annuelle sur les femmes dans les parlements ou exerçant un pouvoir politique au niveau exécutif.

Les partis politiques, a-t-elle poursuivi, ’’doivent placer les femmes à des positions éligibles’’. Pour Mme Bachelet, ’’il ne suffit pas de présenter des femmes aux élections, il faut aussi leur donner les moyens de mener les campagnes électorales et de gagner ces élections’’.

La Directrice exécutive d’ONU-Femmes, qui, en 2011, a visité quelques pays arabes qui ont connu des bouleversements politiques, a regretté que ’’les femmes n’ont pas pu obtenir plus de postes en Egypte et que leur sort reste incertain en Libye’’.

De manière générale, ’’le nombre de femmes en politique augmente mais de façon très lente et les progrès sont répartis différemment’’, a-t-elle observé.

De son côté, M. Johnsson a affirmé que l’année 2011 a été marquée ’’par de bien maigres avancées en ce qui concerne la participation politique des femmes, et par une insuffisante volonté politique à remettre en question le statu quo’’.

Selon ses chiffres, moins d’un parlementaire sur cinq dans le monde est une femme : ’’Ce chiffre est inquiétant à ce stade du développement humain et dans la plupart des cas, la volonté politique de faire évoluer la situation est tout simplement absente.’’

Dans ce sens, les trois orateurs ont préconisé que la volonté politique de faire changer les choses devrait se traduire par des amendements dans les lois électorales en adoptant le système des quotas sur les listes des candidats des partis aux élections, ainsi que la règle de la parité hommes-femmes.

Ils ont aussi proposé l’appui financier aux femmes candidates durant les campagnes électorales, la mise en place de système des sanctions pour ceux qui refusent d’appliquer les lois et les engagements pris, citant le cas de l’Irlande où les partis perdent leur financement s’ils ne présentent pas 30% de femmes aux élections.

Les conclusions de l’étude annuelle 2011 sur les femmes dans les parlements et le pouvoir exécutif menée par ONU-Femmes et l’UIP montrent qu’en 2011, il y avait 18 femmes chefs d’Etat ou de gouvernement sur 193 dans le monde.

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