L’opposition dit non à la nouvelle Constitution !
Les partis de l’opposition optent pour le boycott du vote du projet de révision constitutionnelle qui sera présenté à l’adoption du Parlement ce dimanche 7 février.
Ces formations s’accordent à dire que ce nouveau texte « n’est pas consensuel » et que le pouvoir « veut imposer le fait accompli ».
Le groupe parlementaire de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV) a annoncé, à l’issue d’une réunion de ses députés, le boycott du vote du projet de révision de la constitution.
L’AAV a indiqué dans un communiqué que cette décision est celle de l’opposition. Enumérant les motifs la poussant à opter pour le boycott, l’Alliance cite entre autres le caractère non-consensuel de la nouvelle constitution, la non-consécration de la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice. Du coup, ajoute l’AAV, les articles proposés pour être amendés ne répondent pas aux aspirations des formations politiques composant l’Alliance de l’Algérie verte en particulier et l’opposition en général.
Comme elle évoque la non-consécration de la transparence dans les échéances électorales, la non-implication du peuple et l’absence d’un débat autour de la révision de la loi fondamentale.
Le FJD qui refuse « la politique du fait accompli » estime que le pouvoir en place n’avait pas la bonne intention de confectionner une vraie constitution, dont les consultations ont été boudées par l’opposition.
Du point de vue du parti de Abdallah Djaballah, « le fait d’opter pour l’adoption de la nouvelle constitution par le biais d’un parlement illégitime au lieu d’une consultation populaire renseigne de l’infidélité vis-à-vis les martyrs… ».
De son côté, le Front des forces socialistes (FFS) a prôné la voie du boycott. « «Le FFS considère que le projet soumis à l’adoption ne sert pas l’intérêt du peuple algérien et représente une menace pour la stabilité du pays et sa cohésion. Pour ces raisons, le FFS a décidé de boycotter cette session extraordinaire du Parlement», a écrit le FFS dans un communiqué publié sur son site officiel.
« Le Front des forces socialistes considère que ce projet n’est qu’une continuité du feuilleton de la violence constitutionnelle exercée contre le peuple algérien, depuis la constitution de 1963 », estime le FFS, qui soutient que « tout projet constitutionnel doit refléter le plus large consensus possible, sinon il est voué à l’échec. A cet effet, le FFS appelle tous les acteurs politiques et sociaux à entamer un processus constituant en vue d’aboutir à un consensus national basé sur l’Etat de droit, la démocratie et les droits de l’Homme».
« Le parti s’inscrit en dehors de l’agenda du régime qui ne s’intéresse qu’à sa pérennité et réaffirme sa continuité de la lutte aux côtés des Algériennes et des Algériens pour l’instauration d’un État de droit et des libertés », est-il également mentionné dans le communiqué du parti du défunt Hocine Aït Ahmed.