L'Otan et les insurgés rejettent les propositions de Kadhafi
Après que le colonel Kadhafi a appelé dans la nuit à des négociations, les rebelles libyens, comme l'Otan, ont rejeté tout “compromis”.
“Le temps des compromis est passé”, a notamment affirmé Abdel Hafiz Ghoga, le porte-parole du CNT, réagissant aux propos du dirigeant libyen, qui déclarait dans la nuit qu’il ne renoncerait pas au pouvoir et appelait Paris et Washington à discuter d’une sortie de crise.
De même, l’Otan a rejeté l’appel du leader libyen, soulignant que les forces pro-Kadhafi devaient avant tout cesser leurs attaques contre des civils. “Il nous faut des actions et non des paroles”, a expliqué un responsable de l’Alliance.
La résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui autorise à prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils en Libye, “appelle explicitement à la fin des attaques et des mauvais traitements sur des civils”, a-t-il ajouté. Or “le régime a annoncé des cessez-le-feu à plusieurs reprises et a continué à attaquer des villes et des civils, a-t-il poursuivi. Tout cela doit s’arrêter, et doit s’arrêter maintenant”.
Mouammar Kadhafi a répété qu’il ne renoncerait pas au pouvoir dans une allocution retransmise par la télévision d’État dans la nuit de vendredi à samedi.