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Louh accable Ksentini!

الشروق أونلاين
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D.R
Tayeb Louh (à droite), Farouk Ksentini ( à gauche)

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh a imputé à demi-mot la responsabilité des rapports accablants établis par des instances internationales sur la situation des droits de l’homme en Algérie au président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini.

« Les droits de l’homme en Algérie sont déclassés par les instances internationales des droits de l’homme depuis 2009 de la catégorie A à la catégorie B », a avoué le garde des Sceaux.

Lors de la présentation ,mercredi, du projet de loi fixant la composition du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), les modalités de désignation de ses membres et les règles relatives à son organisation et à son fonctionnement devant les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), Tayeb Louh a indiqué que le recul de l’Algérie dans le classement mondial en matière des droits de l’homme avait entraîné la non-participation les institutions algériennes des droits de l’homme aux travaux de la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Pour Louh, la régression de la Commission de Ksentini au classement international constitue un motif valable pour qu’elle soit remplacée par un Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) qui « assure la mission de surveillance, d’alerte précoce et d’évaluation en matière des droits de l’homme et détecte et entreprend des investigations sur les violations des droits de l’homme et les signale aux autorités compétentes, en émettant des avis et des propositions appropriés».

Le CNDH, composé de 38 membres, œuvre à « promouvoir les droits de l’Homme avec les institutions de l’ONU, les institutions régionales spécialisées, les institutions nationales des droits de l’Homme d’autres pays outre les Organisations non gouvernementales (ONG)».

En réaction aux accusations et aux rapports sombres sur la situation des droits de l’homme en Algérie, le garde des Sceaux a dit: « Le projet de loi traduit la volonté politique de l’Algérie de promouvoir davantage les droits de l’Homme et de consacrer les principes fondamentaux énoncés dans la Constitution».

Par ailleurs, le ministre aurait saisi l’occasion pour envoyer des messages à l’assemblée nationale française qui aurait comparé la lutte des Algériens contre le colonialisme français et les crimes odieux du terrorisme en évoquant les victimes du terrorisme en Algérie en distant que:« l’intérêt qu’accorde l’Algérie aux droits de l’Homme s’est traduit à travers son histoire notamment durant l’ère coloniale».

Le ministre a souligné également que «le CNDH, conformément à l’article 8, adresse au président de la République, au Premier ministre et au Parlement, un rapport annuel relatif à la situation des droits de l’Homme».

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