Louh demande le dossier de Chakib Khelil
Fraîchement nommé au poste de ministre de la Justice, garde des Sceaux, en remplacement de Mohamed Charfi, Tayeb Louh a demandé de ses services de lui remettre le dossier de Chakib Khelil, accusé dans des affaires de corruption et la dilapidation des deniers publics.
Le prédécesseur de Tayeb Louh, Mohamed Charfi, aurait été en revanche accusé par la Syndicat national des magistrats (SNM) de tentative d’user de ses services au profit de l’éventuel candidat à la présidentielle 2014, Ali Benflis.
Echorouk a appris de sources proches de l’ex-ministre de Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, que ce dernier aurait demandé de ses services de mettre entre ses mains tous les dossiers en suspens, y compris le lourd dossier de l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, suite à la façon dont a été émis le mandat d’arrêt à son encontre par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed et annoncé par le procureur général près la Cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, dont des juristes ont affirmé que la procédure judiciaire était « illégale », car le mis en cause jouit d’un privilège judiciaire.
En plus du dossier de Chakib Khelil, le nouveau ministre de la Justice insisté sur son engagement à mener à bien le processus de réforme que connaît son département, et aurait dit, selon les mêmes sources, qu’il poursuivra la concrétisation des réformes dans le secteur de la Justice qui s’inscrivent dans le cadre de la commission de réforme de la justice installée par le chef de l’Etat en 1999.
Selon toujours les mêmes sources, Tayeb Louh s’est dit prêt de poursuivre les réformes qu’a connues le secteur, en l’occurrence celles relatives à la formation et au renforcement du pouvoir judiciaire.
D’autre part, l’éjection de l’ex-ministre de la Justice, Mohamed Charfi aurait été motivée par le rapport noir rédigé et remis par la Commission nationale consultative de la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH) au président Bouteflika, dont il a été indiqué dans l’un de ses chapitre que la justice algérienne « demeure une mascarade et fait l’objet de critiques de nombreux analystes et organisations des droits de l’homme nationales et internationales ».