Louh: «Je ne me mêle pas du dossier de Chakib…»
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh a souligné l’indépendance de la justice au sujet de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil.
« Même moi je n’ai pas le droit de me prononcer sur le dossier de Chakib. La justice est indépendante et il ne faut pas faire l’amalgame entre les pouvoirs», a indiqué le ministre de la Justice, avant d’ajouter:« Même lorsqu’on m’a sollicité voire mis pression par le passé pour intervenir lorsqu’un citoyen avait menacé un autre citoyen de mort je ne l’ai pas fait, alors comment vais-je intervenir aujourd’hui?»
Acculé par les députés et les journalistes, Tayeb Louh a fini par renvoyer le dossier Chakib Khelil à la justice, tout comme il s’est empêché de faire quelconque commentaire sur le scandale de « Panama papers », en se mettant à défendre la justice qui aura d’après lui « son dernier mot », ajoutant que personne n’a droit de revenir sur le dossier ni de l’exploiter à des fins politiciennes.
Par ailleurs, le garde des Sceaux n’a pas laissé échapper l’occasion pour répliquer ,du moins, implicitement aux propos du secrétaire général par intérim du RND, Ahmed Ouyahia qui a dit que la justice algérienne est aux ordres, assurant que le pouvoir judiciaire est indépendant et qu’il traite toutes les questions en toute liberté et conformément à la législation en vigueur.
« Nul n’a le droit de s’interférer dans le travail de la justice », a martelé Louh, avant d’ajouter que le principe de la séparation des pouvoirs doit être respecté.
« Il appartient à tout un chacun de tirer le niveau vers le haut afin de bâtir un Etat de droit sans division et dans le respect des principes», plaide-t-il.
« Je ne peux pas me taire quand ces lois sont bafouées, ou lorsqu’on tente ici et là de faire pression sur le cours de la justice», insiste-t-il.
« Vous les journalistes, vous devez défendre les principes que consacre l’Etat de droit », a-t-il adressé mercredi aux journalistes présents à l’hémicycle.
Par ailleurs, il a tenu à recadrer certains représentants du peuple qui n’ont pas respecté à ses yeux la séance consacrée à l’examen du projet de loi portant code pénal, en faisant des interventions les concernant personnellement et n’ayant rien à voir ni avec le sujet, ni avec le quotidien du simple citoyen, et ce en faisant allusion à l’intervention d’un député RND qui le sollicite d’intervenir auprès de l’ambassade du Qatar afin d’obtenir un visa.