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Louh: “Les revenus de la drogue profitent aux groupes terroristes”

الشروق أونلاين
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D.R

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh a révélé que le trafic de drogue est la deuxième plus grande activité commerciale illégale après le trafic d’armes, dont les revenus avoisinent les 300 et 500 milliards de dollars.

Le ministre de la Justice a indiqué, en marge d’ouverture du colloque international sur le phénomène de drogue à Tlemcen, que la drogue (cocaïne, héroïne, cannabis) génère annuellement 200 milliards de dollars. Des sommes utilisées, selon lui, pour le blanchiment d’argent et lesquelles constituent la première source de financement pour le terrorisme.

Se référant au dernier rapport de l’ONU de 2015, Louh a révélé qu’il y a 264 millions consommateurs de drogue, tous types confondus, dont 27 millions souffrant de problèmes d’addiction et que la plupart d’entre eux sont des jeunes issus des pays qui manquent de moyens sanitaires appropriés.

Pour lui, l’Afrique reste le continent le plus touché par le phénomène du fait d’instabilité, des conflits armés et la pauvreté.

Des facteurs qui ont fait, à ses yeux, de l’Afrique une région de production du cannabis, du transit de la cocaïne et des différents types de drogues provenant de l’Amérique Latine, estimant que « cela se passe dans un contexte où  les liens sont renforcés entre les bandes criminelles, les réseaux de trafic de drogue et les groupes terroristes.»

Pour lui, il est regrettable que la situation se soit empirée dans la région du Sahel, expliquant que le phénomène est intimement lié à l’instabilité qui règne dans les pays du Sahel.

Par ailleurs, il estime que les mécanismes de traitement de ce phénomène mondial ne peuvent se faire qu’à travers des plans nationaux, des stratégies régionales et internationales et une volonté mondiale en prônant la paix et la coopération commune en faveur de la sécurité et la prospérité.

A ce propos, le ministre a rappelé les efforts consentis par l’Algérie dans ce domaine, à travers notamment sa coopération avec les Nations unies, l’Union africaine et autres institutions internationales, affirmant également l’attachement de l’Algérie à l’échange des expériences. 

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