Macron élu nouveau président de la France
A 39 ans, Emmanuel Macron devient le plus jeune chef de l’Etat français depuis Louis-Napoléon Bonaparte.
Le désormais locataire de l’Elysée, a été élu président de la France avec 65.9% des voix contre 34.1% pour sa rivale, Marine Le Pen.
Diplômé de Sciences-Po Paris et de l’ENA, haut fonctionnaire de l’Inspection générale des Finances, avant de devenir banquier d’affaires de la banque Rothschild, depuis 2007, il est marié à Brigitte Trogneux, son ancienne professeur de Français de 24 ans son aînée.
Membre du PS durant trois ans jusqu’en 2009, c’est en 2012 qu’il devient secrétaire général adjoint de l’Elysée et proche conseiller de François Hollande. Et c’est en août 2014, qu’il est nommé ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique.
En avril 2016, Emmanuel Macron a lancé un nouveau mouvement politique baptisé “En Marche!”, un mouvement qui n’est “ni à droite, ni à gauche”, soutient-il, et il quitte le gouvernement en août.
Quelques mois plus tard, il annonce sa candidature à la présidentielle.
Emmanuel Macron s’est positionné comme un candidat pro-européen, qui veut “réformer le pays”. Il souhaite “libérer le travail et l’innovation, tout en protégeant les individus”. Macron défend une France “ouverte” et “fidèle à ses valeurs”, notamment à ses valeurs d’accueil. Il dit aussi vouloir renforcer l’Europe en la réformant en profondeur. “Continuer comme cela serait une trahison des citoyens” a-t-il notamment déclaré sur le sujet.
Le 23 avril, les électeurs ont massivement exprimé leur rejet des partis traditionnels de droite et de gauche. Arrivé en tête du premier tour avec 24,1 % des voix, ayant bénéficié du vote utile de gauche, il dit alors vouloir réconcilier la France: “Je souhaite devenir votre Président… Le Président de tout le peuple de France, le Président des patriotes contre la menace des nationalistes“.
Emmanuel Macron aurait donc rempli le “vide politique actuel” en rassemblant des soutiens issus de tous les courants politiques, du monde de l’entreprise et de la société civile. Il a su profiter du rejet des partis traditionnels pour créer une sorte de nouveau centre. Toutes les projections le donnaient vainqueur de ce second tour, ce n‘était donc pas une surprise. Reste qu’il aura besoin d’une majorité pour gouverner. Quid des candidats d’En Marche pour les prochaines législatives ? Il n’a forcément encore aucun élu dans l’Assemblée nationale. La marche risque d‘être encore longue…