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Madani Mezrag: «L’Islam n’est pas celui de Benyounès,Tabbou ou Saâdani »

الشروق أونلاين
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L’ex-émir de l’Armée Islamique du Salut dissoute (AIS), Madani Mezrag, rencontrera dans deux semaines le chef de cabinet du Président, ministre d’Etat Ahmed Ouyahia, dans le cadre des consultations sur le projet de la révision de la Constitution.

L’ancien leader de l’AIS a dévoilé à Echorouk que la récente réunion avec le chef de cabinet du Président ne s’est pas penchée sur la modification de la Constitution mais, qu’il s’agissait d’une rencontre amicale et fraternelle avant la tenue des concertations : « Lors de notre rencontre, j’ai trouvé en lui ce que je n’ai pas trouvé chez certains qui n’arrêtent pas de chanter la réconciliation, la réunion n’a pas mis en exergue un seul sujet en particulier, elle était purement  consultative, à travers laquelle j’ai préconisé certaines propositions » « Le président de la République a dévoilé, par la voix de son chef de cabinet, son intention de former une réelle Constitution consensuelle »,a-t-il dévoilé.

Mezrag a notamment avancé que les propositions  dont il croit ne figurent pas dans le projet d’amendement de la Constitution, dont une copie lui est parvenue : « L’avant-projet qui avait été envoyé à l’ensemble des partis et acteurs politiques est vide et ne contient que des questions techniques ».

Ce dernier a également proclamé que la révision de la Constitution ne verra pas la lumière sans préciser son  concept et sa terminologie. L’ancien émir de l’AIS préconisera la mise en œuvre d’une charte nationale visant à interpréter les articles de la Constitution. Mezrag n’a pas notamment manqué à tirer à boulets rouge sur certaines personnalités politiques : « «A mon avis, l’Islam n’est pas celui d’Amara Benyounès,Karim Tabbou, ou Amar Saâdani, son concept doit être défini le plus vite possible ».

Mezrag a revendiqué un  projet politique qui reposera sur les forces qui vont donner au système une nouvelle validité : une coalition impliquant la société civile et à laquelle se joindraient les islamistes de l’ex-FIS ! Il a également appelé au  fondement de la nouvelle « légitimité » du système qui reposerait sur la « rénovation » et la paix. Cette dernière se fera à l’aide d’une nouvelle classe politique qui remplacera les anciennes structures discréditées, c’est-à-dire le retour de l’ex-FIS sur la scène politique ! »

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