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MAE: redéfinition des tâches du duo Lamamra-Messahel !

الشروق أونلاين
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D.R
Ramtane Lamamra (à droite), Abdelkader Messahel (à gauche)

La nomination de Abdelkader Messahel à la tête du ministère des Affaires étrangères, à la faveur du remaniement ministériel opéré voici quatre jours, a suscité moult questions et donné lieu à une polémique.

Nombreux sont les acteurs politiques qui s’interrogent sur les motifs poussant le chef de l’Etat à prendre une telle décision.

Nommés respectivement ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, et ministre des Affaires maghrébine et de la Coopération internationale, Ramtane Lamara et Abdelkader Messahel se voient leurs portefeuilles réaménagés de nouveau.

Lundi, la présidence de la République a indiqué, dans un communiqué repris par l’APS, que “Conformément aux dispositions de l’article 79 de la Constitution, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République a pris ce jour un décret présidentiel relatif aux nominations ci-après:

– M. Ramtane Lamamra est nommé ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

– M. Abdelkader Messahel est nommé ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe.

Le changement opéré, jeudi dernier, au sein du MAE n’a pas laissé indifférente la classe politique et l’opinion publique. Si certains observateurs parlent d’une diplomatie bicéphale, d’autres évoquent une sorte de marginalisation à l’endroit de Ramtane Lamamra qui voit ses pouvoirs réduits à la faveur de son ministre délégué, dont les prérogatives étaient considérablement renforcées en étant promu ministre de la Coopération internationale. Autrement dit,  il devient le ministre habilité de parapher l’ensemble des conventions avec les pays frères et amis.    

Pour ainsi dire, l’artisan du dernier remaniement aurait quelque peu jugé plutôt utile de réhabiliter Lamamra en lui attribuant le statut de ministre d’Etat, après l’avoir dépourvu de certaines prérogatives qui lui sont aussi tôt restituées quatre jours seulement après le remaniement ministériel.

Ce n’est pas une première ! Le chef de l’Etat s’est habitué, depuis son avènement en 1999, à ce genre de promotion au profit de certains ministres écartés ou marginalisé… C’est le cas d’ailleurs de Abdelaziz Belkhadem, nommé ministre d’Etat et conseiller à la présidence de la République après avoir été écarté du gouvernement. Idem pour Ouyahia et tout récemment Tayeb Belaïz, et Youcef Yousfi nommés respectivement ministre d’Etat et conseiller à la Présidence et ministre, conseiller auprès du président de la République, chargé des questions de l’énergie.

Quelle que soit la lecture que l’on donne à ce revirement de dernière minute, une question mérite d’être posée: c’est de savoir qui sera aux commandes de la diplomatie algérienne, d’autant plus que Messahel désormais promu ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe sachant bien que la diplomatie algérienne s’est orientée depuis quelque temps vers le Maghreb arabe, l’Afrique et le monde arabe.  

 

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