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Makri accuse Hanoune d'avoir signé un deal avec le pouvoir

الشروق أونلاين
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Echorouk
Makri ( à gauche) et Hanoune (à droite)

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri a appelé Ali Benflis de se retirer de l’élection accusant certains candidats d’œuvrer contre l’opposition, en pointant du doigt Louisa Hanoune.

Sur cette dernière, Makri a indiqué qu’elle vantait le Président et s’acharnait sur l’opposition et lui demandait de faire preuve du courage et de révéler le deal qu’elle aurait signé.

Lors de l’installation à Zéralda de la Commission en charge de préparer une conférence nationale sur une transition démocratique, le patron du MSP  a vivement critiqué la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune qu’il a citée nommément au cours de son intervention en raison de « son acharnement » sur l’opposition contre des louanges au Président. « Nous ne sommes pas candidats. Celui qui va vous rivaliser c’est bien Bouteflika, pourquoi le remerciez-vous alors? », s’est-il adressé à elle. Par ailleurs, il a douté les intentions dissimulées de la seule candidate au rendez-vous en l’appelant de nouveau: « Si vous aviez établi une alliance, que vous nous le disiez », estimant que toute alliance qui se fait en cachette est un acte immoral.

Pour lui, le travail qu’assure l’alliance des boycotteurs est une alternative à l’échec, à la fraude et au manque de pudeur, en critiquant également la lettre de Bouteflika dans laquelle il disait avoir décidé de se porter candidat en réponse à l’appel des partis politiques et de la société civile. Selon lui, Bouteflika n’a répondu qu’à l’appel d’un groupe et des partis qui le soutiennent.

Makri s’oppose à l’idée que Bouteflika soit seul artisan de la Réconciliation nationale, soulignant qu’il y en a ceux qui l’ont précédé dans ce processus.

Par ailleurs, il a lancé appel à Ali Benflis de se retirer de la course à la présidentielle.

Pour le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbès « l’alliance est une mini-constituante qui grandira après la tenue de la conférence nationale au lendemain du 17 avril ».

Mohamed Douibi, secrétaire général du Mouvement de Ennahda a ,quant à lui, estimé que le pays était dans une impasse et que l’occasion des élections était ratée, d’autant que tous les indicateurs selon lui attestaient que les résultats étaient connus d’avance et que tous les moyens de l’Etat étaient consacrés au profit du président-sortant.

Abdallah Djaballah a appelé, de son côté, l’élite à s’impliquer, tout comme la presse et les autres formations en vue de refuser la continuité de la corruption, estimant que la problématique ne se limite pas à la candidature du président-malade car le système n’est jamais fondé sur une transition démocratique, d’où il faut, selon lui, l’adhésion de toutes les factions à cette conférence pour débattre et se mettre d’accord sur les réformes constitutionnelles et juridiques à engager.

Ahmed Benbitour a lui aussi dressé un portrait sombre de la situation socio-économique du pays, en raison des maladies qui gangrènent la société, dont l’absence de bonnes mœurs, la prolifération de la violence, la transformation de la corruption en un phénomène généralisé et une faible économie.

Pour se sortir de cette situation, il préconise de boycotter les élections et de préparer une transition démocratique.

Abondant dans le même sens, le représentant du président de Jil Jadid, Smaïl Saâdani a souligné que l’Algérie vivait les plus mauvais jours et que tout le monde devait se retirer de cette « pièce de théâtre ».

 

 

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